Le peloton du Tour de France dans l'ascension des Pyrénées durant la 16e étape le 19 juillet 2022. ©AFP - Anne-Christine Poujoulat
Le peloton du Tour de France dans l'ascension des Pyrénées durant la 16e étape le 19 juillet 2022. ©AFP - Anne-Christine Poujoulat
Le peloton du Tour de France dans l'ascension des Pyrénées durant la 16e étape le 19 juillet 2022. ©AFP - Anne-Christine Poujoulat
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Résumé

Deuxième étape dans les Pyrénées ce mercredi 20 juillet 2022 pour le Tour de France. Un mauvais passage pour les Français, qui ne sont plus très nombreux à pouvoir réaliser une performance ou atteindre le podium.

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L’entrée du Tour de France dans les Pyrénées est plutôt indigeste pour les coureurs cyclistes français ! Mauvaise opération hier, mardi 19 juillet à Foix pour Romain Bardet qui a perdu beaucoup de temps sur les favoris et qui a vu s’envoler ses rêves de podium, lui qui était quatrième au départ de l’étape à Carcassonne. Et ce n'est pas le seul Français à avoir déchanté dans ces montagnes pyrénéennes, qui ne pardonnent pas. Ecoutez les explications de Fanny Lechevestrier, journaliste à la Direction des Sports de Radio France.

Pied à terre, course au ralenti : les Pyrénées ne sont pas qu'un mythe

Car oui, les Pyrénées donnent toujours lieu à des scènes marquantes ou quand l'expression "aller au bout de soi-même" prend tout son sens. A l'image d'un Tony Gallopin, qui a mis un temps pied à terre hier, dans la montée de Péguères, le corps en boule à côté de son vélo, perclus de douleurs après avoir tenté l'échappée belle et avant de repartir lessivé, mâché.

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"Je faisais pitié", Romain Bardet

A l'image donc aussi de Romain Bardet qui aura ses mots forts à l'arrivée, lui qui se battait le matin même encore pour le podium : "je faisais pitié, j'étais perdu, à côté de la plaque". C'est que Les Pyrénées ne pardonnent rien aux coureurs du Tour, elles n'offrent aucun répit aux plus faibles. Plus encore que les Alpes, ces montagnes ont toujours eu une dimension plus charnelle, plus sauvage : cela tient au décor naturel, hostile, avec ses routes étroites, cabossées qui trinqueballent les frêles cyclistes.

Cela tient aussi à la mythologie. Celle que l'on se transmet depuis 1910, quand les Pyrénées ont été inscrites au menu du Tour de France : à l'époque, les coureurs avaient peur d'être dévorés par des ours, aujourd'hui, ils redoutent d'être avalés par la montagne elle-même, qu'elle les recrache comme de vulgaires pantins désarticulés, à l'image de Romain Bardet hier. Mais quand vous parvenez à la dompter, la légende n'en est que plus belle, comme pour Romain Bardet qui s'envolait il y a cinq ans en haut de Peyragudes. Les héros ne meurent jamais.