Images tirées des films "Illusions perdues" de Xavier Giannoli et "Drive my car" de Ryusuke Hama
Images tirées des films "Illusions perdues" de Xavier Giannoli et "Drive my car" de Ryusuke Hama - Roger Arpajou / The Match Factory
Images tirées des films "Illusions perdues" de Xavier Giannoli et "Drive my car" de Ryusuke Hama - Roger Arpajou / The Match Factory
Images tirées des films "Illusions perdues" de Xavier Giannoli et "Drive my car" de Ryusuke Hama - Roger Arpajou / The Match Factory
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Les critiques Charlotte Lipinska, Eric Neuhoff et Pierre Murat commentent le palmarès des films français et étrangers 2022 dont le prix revient respectivement à Xavier Giannoli pour "Illusions perdues" et Ryusuke Hamaguchi pour "Drive my car".

Avec vos critiques

  • Charlotte Lipinska (Vogue)
  • Eric Neuhoff (Figaro)
  • Pierre Murat (Télérama)

Films français

1) LAURÉAT - "Illusions perdues" de Xavier Giannoli

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Xavier Giannoli est né en 1972. Il a d'abord fait des études de lettres, avant de se lancer dans le cinéma. Il réalise "Les corps impatients", puis "Une aventure", "Quand j'étais chanteur" avec Gérard Dépardieu, "A l'origine", "Superstar", "Marguerite", "L'apparition".

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Xavier Giannoli adapte le grand roman de Balzac, avec Benjamin Voisin dans le rôle de Rubempré ; Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar, Gérard Depardieu, André Marcon, Louis-Do de Lencquesaing et Jean-François Stévenin. C'est l'histoire du jeune poète, Lucien de Rubempré, qui préfère ajouter la particule de sa mère à son nom, quitter Angoulême, et gagner Paris pour se faire un nom dans le monde du journalisme. Il découvre une presse monnayable, vendue dans une France en pleine Restauration. L'argent a raison de tout et commande aux idées politiques. Quinze nominations attendent le film, son réalisateur et ses acteurs aux César cette année 2022.

Extraits de l'entretien avec Xavier Giannoli

À quand remonte le projet ?

XG : "Je suis fils de journaliste. C'est un projet qui à voir avec l'enfance. Quelque chose de tout à fait naturel s'est cristallisé en moi. Puis, en même temps, j'ai été épris très tôt par cette œuvre d'une puissance visuelle extraordinaire, qui ne pouvait qu'être un appel au cinéma. Mon instinct m'a conduit à considérer qu'il y avait un vrai mouvement dans ce livre, qui devait devenir du cinéma.

C'est le premier film que je voulais faire. C'était mon rêve et ça me paraissait fou de reconstituer le Paris de l'époque de la Restauration. Il fallait que j'attende le bon moment

Une certaine croyance en la beauté humaine

XG : "Ce qui m'intéresse, c'est la croyance, en une forme de vérité humaine qui consiste à se demander, en quoi est-ce qu'on peut encore croire ? Cette question me hante, une certaine idée du monde des hommes qui soit traversée par la dignité, l'élévation, la recherche de la beauté, d'une forme de pureté. Mes personnages me semblent travaillés par cela.

Ce jeune Rubempré, qui ne connaît rien aux règles du milieu, va essayer de protéger sa petite flamme face à quelque chose d'un état de corruption du monde, moral, financier et ontologique sur ce qu'est un être humain. Le tout surligné par une énergie visuelle et l'utilisation de la voix off pour libérer le plus possible la caméra".

Je voulais que le film soit traversé par mon amour d'une certaine beauté française et qui se trouve parfaitement bien exprimée par la littérature généreuse et spectaculaire de Balzac

Un film en perpétuel mouvement

XG : "La musique m'a libéré de l'adaptation littéraire et je me suis dit que j'allais orchestrer le livre et non pas l'adapter. Cette idée du mouvement vient de la musique présente dès le départ. J'avais peur de faire place au bavardage, de faire quelque chose qui soit trop intellectuel et pas assez incarné physiquement. Quand le cinéma, c'est aussi la beauté de voir bouger des corps.

J'avais pour idée de saisir le mouvement d'une époque et de trouver dans le cinéma, quelque chose qui s'incarne par le mouvement et pour le mouvement

2) "Annette" de Leos Carax 

3) "Le sommet des dieux" de Patrick Imbert

4) "Bac Nord" de Cédric Jimenez

5) "Les Olympiades" de Jacques Audiard

6) "Titane" de Julia Ducournau

7) "Serre-moi fort" de Mathieu Amalric

8) "The Father" de Florian Zeller

9) "Onoda" de Arthur Harari

10) "Aline" Valérie Lemercier

► Suivent dans l'ordre ►

"Boîte noire" de Yann Gozlan

"Les deux Alfred" de Bruno Podalydès

"Adieu les cons" d'Albert Dupontel

'Des Hommes" de Lucas Belvaux

"Tralala" d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

"L’Evénement" d'Audrey Diwan

"La fracture" de Catherine Corsini

"Albatros" de Xavier Beauvois

"France" de Bruno Dumont

"Tout s’est bien passé" de François Ozon

"Médecin de nuit », Elie Wajeman

Films étrangers

1) LAURÉAT - "Drive my car" de Ryusuke Hamaguchi

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Yusuke Kafuku est un acteur et metteur en scène, récemment veuf, qui se rend à Hiroshima pour monter Oncle Vania de Tchekhov à l'occasion d'un festival de théâtre. Une femme est chargée de l'y conduire. Sur la route, ils s'arrêtent sur les différentes aires de leur propre passé.

2) "La Loi de Téhéran" de Saeed Roustayi

3) "Julie en 12 Chapitres" de  Joachim Trier

4) "Nomadland" de Chloé Zhao

5) "First Cow" de Kelly Reichardt

6) "Compartiment n°6" de Juho Kuosmanen

7) "Dune" de Denis Villeneuve

8) "Les Intranquilles" de Joachim Lafosse

9)   "Le dernier duel" de Ridley Scot

10) "Madres Paralelas" de Pedro Almodovar

► Suivent dans l'ordre ►

"Chers Camarades" d'Andreï Kontchalovsky

"Tre piani" de Nanni Moretti

"Minari" de Lee Isaac Chung

"The French Dispatch" de Wes Anderson

"La voix d’Aïda" de Jasmila Žbanić

"Le diable n'existe pas" de Mohammad Rasoulof

"Désigné coupable" de Kevin Macdonald

"Balloon" de Pema Tseden

"Pleasure" de Ninja Thyberg

Aller plus loin

► Retrouvez les critiques du Masque et la Plume, réunis autour de Jérôme Garcin, pour parler cinéma, théâtre ou littérature.

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