En janvier 2021, exercice militaire à Taiwan, inquiète des menaces chinoises. ©AFP - Daniel Ceng Shou Yi / Controluce via AFP
En janvier 2021, exercice militaire à Taiwan, inquiète des menaces chinoises. ©AFP - Daniel Ceng Shou Yi / Controluce via AFP
En janvier 2021, exercice militaire à Taiwan, inquiète des menaces chinoises. ©AFP - Daniel Ceng Shou Yi / Controluce via AFP
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Résumé

La publication du rapport annuel de l’International Peace Research Institute de Stockholm établit un triste record : jamais le monde n’a autant dépensé pour acheter de l’armement.

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Un chiffre tellement vertigineux qu’il en devient vide de sens : plus de deux mille milliards de dollars, à peu près le PIB du Canada. Un record, établi avant même le déclenchement de la guerre en Ukraine, qui laisse présager des chiffres plus importants encore l’an prochain.  Certes, ce n’est pas une surprise : nous vivons une époque guerrière, de montée des tensions et de multiplication de crises comme on n'en a pas connu depuis des décennies. 

Et face à ces menaces, chacun se réarme. Comme l’Allemagne – jadis réticente, qui investit désormais de façon sensible dans son budget militaire.

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Cette tendance, par exemple en Europe, est en hausse continue depuis sept ans. Coïncidence ou pas, elle est notamment intervenue au lendemain de l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Les Etats-Unis en tête 

Le pays qui dépense le plus, ce sont les Etats-Unis. Ils investissent beaucoup dans la recherche, le développement d'armes de haute technologie. Mais vendent aussi beaucoup ; l’industrie de l'armement américaine réalise plus de la moitié des ventes d'armes au monde. 

Compétitive en termes de qualité, elle l’est aussi en termes de prix face à des industries d'armement nationales de pays plus petits, qui privilégient une forme de souveraineté, comme la France, par exemple, et n’ont pas les mêmes échelles de production.

Les ventes d’armes sont aussi des outils de stratégie géopolitique, qui permettent  de conclure des partenariats stratégiques. Un domaine où les Etats Unis sont très forts. 

La France l'a compris à ses dépens l'an dernier avec la vente de sous-marins à l'Australie, qui a capoté in extremis après que l’Australie a choisi  de se mettre sous parapluie américain, au cœur de l'accord régional de défense AUKUS, pour contrer les ambitions de la Chine dans le Pacifique. Parapluie américain, avec système de défense américain...

C'est exactement le même principe qu'avec l'OTAN : un bouclier américain qui amène les pays désireux de rejoindre l'alliance, la Suède par exemple, à considérer de près des commandes américaines. 

La Chine met les bouchées doubles

En deuxième position des dépenses militaires mondiales, la Chine a, en dix ans, augmenté ses dépenses d'armement de 72%. Une montée de sa puissance militaire qui vient consolider son extraordinaire puissance économique et ses ambitions de rayonnement.
Derrière elle, l'Inde, autre géant, qui est aujourd'hui le premier client de la France, troisième  exportateur d'armes au monde, derrière les Etats Unis et la Russie. 

Celle-ci consacre plus de 4% de son PIB aux dépenses militaires. Un budget qui a fortement grimpé l'an dernier juste avant l'invasion de l'Ukraine.

Une guerre qui ravive par son côté anachronique le spectre des conflits mondiaux du siècle dernier. Elle oblige de nombreux pays, au-delà des frontières de l'Europe à repenser la question de leur budget militaire. Et cela, hélas, n'est jamais une bonne nouvelle. 

Références

L'équipe

Claude Guibal
Claude Guibal
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Production
Jean-Marc Four
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