Le chanteur et guitariste, Neil Young au Paramount Theatre le 15 mars 2018 à Austin, Texas.
Le chanteur et guitariste, Neil Young au Paramount Theatre le 15 mars 2018 à Austin, Texas.  ©AFP - MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES
Le chanteur et guitariste, Neil Young au Paramount Theatre le 15 mars 2018 à Austin, Texas. ©AFP - MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES
Le chanteur et guitariste, Neil Young au Paramount Theatre le 15 mars 2018 à Austin, Texas. ©AFP - MATT WINKELMEYER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES
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"The Times" de Neil Yong sortira le 18 septembre, un mini album de 7 titres hautement politiques.

Aujourd’hui nous allons faire du cinéma à la radio. Fermez les yeux.

Visualisez une maison en bois au fin fond du Colorado, opérez un « zoom avant », vous apercevez un petit porche, zoomez encore. Sous ce porche, il y a un vieux tonneau posé sur les lattes. Et sur ce vieux tonneau il y a un homme, assez vieux lui aussi. Il approche. Cet homme c’est Neil Young.  

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Nous sommes dans l’une des sessions que héros "Rock and Folk" a postées pendant le confinement. Une série de live streams qui constitue désormais une référence, un chef d’œuvre du genre, capable de donner une chaire analogique au numérique. 

Après-demain sept des titres joués en acoustique pendant ces sessions seront édités dans un mini-album. Sept titres choisis pour leur caractère hautement politique, dont cette reprise de Bob Dylan. "The Times They Are a-Changin'

Ne critiquez pas ce que vous ne pouvez pas comprendre. Vos fils et vos filles sont au-delà de votre commandement. Votre route est vielile, ne restez pas sur la nouvelle ». 

Les temps sont en train de changer : une des « protest songs » les plus iconiques figure dans cette sélection très politique de Neil Young, portée par une fragilité désarmante. Et un harmonica bien sûr.

Le colérique « Ohio » (devenu un hymne contre la guerre du Vietnam) mais aussi « Alabama » et « Southern Man » qui évoquent le racisme du Sud des Etats-Unis, viennent compléter cette carte engagée. Tandis que « Campaigner » - le militant ou la militante en français - fait écho à l’actualité à moins de 50 jours des présidentielles américaines.  

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Et oui « même Richard Nixon a eu une âme ». Depuis que cette chanson est sortie en 1976, les fans de Neil Young s’amusent à la reprendre à chaque élection en changeant juste le nom du président en place. Et souvent, ça fonctionne. 

Sauf qu’Obama avait fait naître de nouveaux espoirs y compris chez Neil Young et le songwriter canadien naturalisé américain en avait d’ailleurs fait une chanson « Looking for a leader », en 2006, juste avant l’élection d’Obama. Quatorze ans plus tard, il reprend “Looking for a leader” en l’adaptant spécialement pour Donald Trump.

"Nous n’avons pas besoin d'un leader qui construit des murs autour de notre maison" chante Neil Young dans cette nouvelle version qui appelle à sortir Trump "it's time to vote him out"

Façon de répondre aussi en musique à l’utilisation que Trump avait fait de ses titres sans son autorisation (Neil Young a d'ailleurs porté plainte lui). 

Aussi feutré que virulent ce recueil de chansons fonctionne en réalité comme une sonnette d’alarme.

"The Times" de Neil Young sortira en physique et en numérique le 18 septembre. 

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