L'auteur-compositeur-interprète Raphael
L'auteur-compositeur-interprète Raphael ©Getty - David Wolff - Patrick/Redferns
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L'auteur-compositeur-interprète Raphael ©Getty - David Wolff - Patrick/Redferns
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Un mois après le début de la guerre, revenons sur les artistes originaires d'Ukraine qui font le socle de la chanson française (Gainsbourg, Polnareff, Dassin, Raphaël, Boris Bergman).

Bien sûr ça ne saute pas aux oreilles, mais le chanteur Joe Dassin était petit fils de juifs originaires d’Odessa…

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La légende veut que son grand-père, Samuel Dassin, arrivant en Amérique et ne parlant pas l’anglais, dît qu’il venait d’Odessa. Les services de l’immigration l’auraient alors enregistré sous le nom de « Dassin » !

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Et oui Polnareff aussi ! Le père de Polnareff, Leib Polnareff, lui-même compositeur de chansons notamment pour Edith Piaf, sous le nom de Léo Poll, venait également d’Odessa, à l’époque intégrée à l’empire russe. Et la liste est longue d’artistes descendants de cette terre ukrainienne, qui font le socle de la chanson française.

Comme Gainsbourg bien sûr…  Dont le père Joseph Ginsburg, est né à Kharkov. Il fuira la guerre et arrive avec la mère de Serge à Paris en 1919. Dans l’album « Charlotte For Ever » on entend le fantôme d’une vielle valse d’officiers de l’Armée Rouge…

Cette chanson fredonnée par la mère de Serge Gainsbourg, dont il se souvenait phonétiquement…

Sur cette terre d’Ukraine se trouvait, selon l’expression de l’écrivain Vassili Grossman, « le corps du peuple juif ». Confiné sous l’empire russe dans cette « Zone de résidence » qu’il a fallu, sous un régime puis un autre, quitter.

Les parents du grand parolier Boris Bergman, originaires de Kiev et d’Odessa, ont eux aussi dû fuir. Une histoire qui se raconte en filigrane dans les 1000 et une chanson que Bergman a écrites pour le répertoire français. Par exemple « Odessa Blues » adaptée en « Elsass Blues » par Bashung.

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Si Bashung raconte ici son enfance alsacienne, les premières lignes écrites par Bergman racontaient les marmots du ghetto. Quant à ce « Va falloir que je recouse » il s’applique à l’histoire de Bergman et à celle de Bashung. Une Histoire qui se répète comme le soulignait récemment le chanteur Raphaël (dont une partie de la famille est ukrainienne) avec une "stupidité effrayante".

La Bande originale
1h 16

A noter : le concert « La France enchantée » ce lundi 28 mars à Paris au Trianon où Boris Bergman interprétera l’original d’« Odessa Blues » et où de nombreux artistes chanteront ce répertoire français qui les unit !

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