Les Uru, peuple de pêcheurs, en sont réduits à creuser les berges de leur lac disparu pour construire des briques ©Radio France - Giv Anquetil
Les Uru, peuple de pêcheurs, en sont réduits à creuser les berges de leur lac disparu pour construire des briques ©Radio France - Giv Anquetil
Les Uru, peuple de pêcheurs, en sont réduits à creuser les berges de leur lac disparu pour construire des briques ©Radio France - Giv Anquetil
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Résumé

Suite de la série reportages en Bolivie, dans les hauts plateaux à court d’eau. Après le célèbre Titicaca, direction le second lac du pays, le lac Poopó… ou plutôt ce qu'il en reste: ce lac au sud du pays qui faisait encore plus de 1300 km2 en 2014, a désormais presque entièrement disparu.

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Il ne fait aujourd’hui plus qu’un tiers de sa superficie, sur quelques centimètres d’eau seulement. Principales causes de ce désastre écologique qui rappelle la Mer d’Aral en Asie centrale : la pression du changement climatique (sécheresse et  élévation des températures) et des activités humaines (les mines d’étain qui déversent des tonnes de sédiments et la culture du quinoa qui capte plus de la moitié de son alimentation en eau). 

Rosemari Choque, une habitante restée au village, tente de vendre un peu d'artisanat aux rares visiteurs
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© Radio France - Giv Anquetil

Si bien que le peuple Uru, les premiers habitants de la région, qui vivaient là de la chasse et de la pêche avant même l’arrivée des quechuas et aymaras, est aujourd’hui privé de sa principale source de subsistance, mais surtout de tout une partie de son identité. Car comment être un peuple du lac, quand il n’y a plus de lac ?

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Traduction: Maëlle Mariette

Livre: Emilien Buffard, Les orphelins du Poopó : récits d’un  lac disparu, édition en langue espagnole (Los huérfanos del Poopó:  cuentos de un lago desaparecido), Argentine, 2020.

Don Felix était pêcheur, à 82 ans, il fabrique maintenant des briques d'adobe pour vivre
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© Radio France - Giv Anquetil