Discriminations à l'embauche : Selon que vous serez Solange ou Mohammed…

Discriminations à l'embauche
Discriminations à l'embauche ©Getty - Pekic
Discriminations à l'embauche ©Getty - Pekic
Discriminations à l'embauche ©Getty - Pekic
Publicité

Le constat est sans appel. Une étude de testing commandée par le gouvernement a analysé les pratiques d’embauche chez 103 grandes entreprises françaises : 5 à 15 d’entre elles discriminent nettement en fonction des origines qu’elles imputent aux candidats…

Avec
  • Jean-Christophe Sciberras
  • Yannick L'Horty Economiste, professeur à l’Université Paris-Est Marne-La-Vallée, directeur de recherche au CNRS
  • Samuel Thomas Président de la Fédération Nationale de la Maison des Potes

« Une discrimination significative et robuste » fondée sur l’origine présumée des postulants. C’est la conclusion de l’étude menée par des chercheurs de l’Université Paris-Est sur une commande gouvernementale, entre octobre 2018 et janvier 2019, et révélée par France Inter il y a une semaine. 

Plus de 17 000 candidatures et demandes d’information avaient été envoyées à une centaine d’entreprises, pour tester les profils que ces dernières allaient privilégier. Celles-ci, d’importantes structures à fort capital, sont théoriquement dotées des meilleurs outils pour combattre la discrimination – formations, promotion de la diversité… Il n’en est, apparemment, rien.

Publicité

Car les candidats nord-africains ont 20% de chances en moins d’obtenir une réponse lorsqu’ils postulent à une offre d’emploi. Pour résumer : que l’on s’appelle Jamila ou Laure, que l’on soit Hicham ou Yves, notre curriculum vitae pourrait ne pas atterrir sur la même pile – et cela, à compétences et formation égales…

Malgré ce qui avait été promis par Emmanuel Macron puis par le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie, le name and shame n’aura pas lieu. On ne saura donc pas quelles sont les entreprises les plus délinquantes en la matière, ces 5 à 15 firmes cotées en bourse qui sélectionnent leurs candidats sur le critère d’une origine présumée…

Et maintenant ? Comment lutter contre ces pratiques discriminatoires ? Faut-il les pointer du doigt, ou mettre en place des sanctions judiciaires ou financières ?

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de France Inter - 0145247000 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com

L'enquête de Claire Chaudière