Faut-il ouvrir de nouvelles salles de shoot à Paris ? ©Getty - Richard Lautens/Toronto Star
Faut-il ouvrir de nouvelles salles de shoot à Paris ? ©Getty - Richard Lautens/Toronto Star
Faut-il ouvrir de nouvelles salles de shoot à Paris ? ©Getty - Richard Lautens/Toronto Star
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Résumé

Olivier Véran le ministre de la santé a confirmé sur France Inter l'ouverture de nouvelles "haltes de soins" pour les consommateurs de drogues en pleine crise du crack à Paris. Comment lutter efficacement contre le fléau de la drogue, et plus spécifiquement celui du crack ?

avec :

Elisabeth Avril (Médecin, directrice de l’association Gaïa-Paris), Jean-Pierre Couteron (Psychologue et président de la Fédération Addiction).

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A  Paris, mais aussi ailleurs, l’une des solutions ce sont les salles de shoot, ou salle de consommation à moindre risque, pour dire les choses plus administrativement. 

Une salle de shoot permet un environnement plus sain pour les toxicomanes. Ils ont le droit de se servir de seringues, proprement, pour éviter la transmission de maladies et pour éviter de consommer dans la rue, partout et n’importe comment. Ils sont aussi orientés, guidés, aidés et quand cela marche bien, ils trouvent un chemin long vers un sevrage. 

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Sur le papier, c’est un dispositif qui a du sens et qui par ailleurs marche, dans certains pays où il est nettement plus développé que chez nous.

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L’exemple que l’on donne souvent, c’est celui de la Suisse. Un dispositif qui marche également chez nous, en France, mais pas partout. Les manifestations des riverains ces derniers jours ont montré que les choses ne sont pas si simples. L’environnement d’une salle de shoot, ce sont aussi les dealers qui attendent leurs clients et peuvent aussi distiller leur drogue dans le quartier. Une salle de shoot, ce sont aussi des gens qui errent parfois autour, la tête fracassée par la drogue. Une salle de shoot sans une vraie information des riverains ça peut faire peur. 

Alors, quelle est la solution ? Le crack n’a ni méthadone, ni Subutex, des substituts qui fonctionnent avec les autres drogues dures. 

Les « Crackeux », comme on les appelle, sont souvent totalement désocialisés. Aucune famille derrière pour essayer d’aider à pousser aux soins. Est-ce que les injonctions de soin ont du sens, dans ces populations déjà fracassées par la vie ? 

Références

L'équipe

Marie-Claude Pinson
Coordination
Tristan Gratalon
Réalisation
Nathalie Poitevin
Collaboration
Amélie Stadelmann
Collaboration