Portrait de Charles Baudelaire en 1847 par Gustave Courbet
Portrait de Charles Baudelaire en 1847 par Gustave Courbet
Portrait de Charles Baudelaire en 1847 par Gustave Courbet  ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
Portrait de Charles Baudelaire en 1847 par Gustave Courbet ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
Portrait de Charles Baudelaire en 1847 par Gustave Courbet ©Getty - DEA / G. DAGLI ORTI
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Résumé

La première édition des Fleurs du mal, en 1857, valut à Charles Baudelaire un procès, le retrait de six poèmes. La deuxième édition, en 1861, en compte d'autres dont le dernier inséré "Le voyage"...

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MARION

Il nous faut ne pas franchir la limite des 10 kilomètres au-delà de nos domiciles. Reste à partir le cerveau plein de flammes avec Baudelaire né précisément ce 9 avril, en 1821. La première édition des Fleurs du mal, en 1857, lui vaut un procès, le retrait de six poèmes. La deuxième édition, en 1861, en compte d'autres dont le dernier inséré "Le voyage", "Etonnants voyageurs, quelles nobles histoires. Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers.

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Dites qu'avez-vous vu, Jean.

JEAN

J'ai accompagné les bohémiens qui vont à pied

Le long des chariots où les leurs sont blottis

Promenant sur le ciel des yeux appesantis

Par le morne regret des chimères absentes

MARION

"Et puis et puis encore", Frédéric

FREDERIC

J'ai été un grand oiseau

"Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse s'élancer vers les champs lumineux et sereins"

MARION

"Mon cœur comme un oiseau voltigeait tout joyeux

Et planait librement à l'entour des cordages

Le navire roulait sous un ciel sans nuages

Comme un ange enivré d'un soleil radieux"

JEAN

"La mer cette vaste mer console nos labeurs"

Elle doit bien receler

"Un port retentissant où mon âme peut boire

A grands flots le parfum le son et la couleur"

Mais vous l'oiseau, l’albatros, Frédéric, que vous arrive-t-il ? Vous êtes fixé au pont du bateau.

FREDERIC

"Le poète est semblable au prince des nuées

Exilé sur le sol au milieu des nuées

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher"

JEAN

Nous partirons sans Frédéric, Marion

"Mon enfant ma sœur

Songe à la douceur 

D'aller vivre là-bas ensemble"

MARION

Et s'il ne nous est pas donné la liberté de repartir

"Des meubles luisants Polis par les ans 

Décoreraient notre chambre

Les riches plafonds

Les miroirs profonds

La splendeur orientale 

Toit y parlerait

A l'âme en secret"

FREDERIC

Et moi, laissé pour compte ? Eh bien

"L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes

Allonge l'illimité

Approfondît le repos, creuse la volupté"

Ouvrage : Carlo Ossola Les cent mots de Baudelaire PUF