Didier, Manon et Philippe sur le parking de leur entreprise à Saint-Martin d'Abbat dans le Loiret ©Radio France - Mathilde Dehimi
Didier, Manon et Philippe sur le parking de leur entreprise à Saint-Martin d'Abbat dans le Loiret ©Radio France - Mathilde Dehimi
Didier, Manon et Philippe sur le parking de leur entreprise à Saint-Martin d'Abbat dans le Loiret ©Radio France - Mathilde Dehimi
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Résumé

Le feuilleton de la France, épisode 18 - Chaque mois, pendant toute une semaine, jusqu’à l’élection présidentielle, France Inter écoute les Françaises et les Français parler de ce qui à leur yeux, mérite débat. Aujourd'hui, des covoitureurs contraints par la crise mais contents de se retrouver.

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Didier et Philippe se donnent rendez-vous tous les jours sur les bords de la Loire à Orléans, près du grand cèdre "où l'on trouve encore des places gratuites et c'est de plus en plus rare" précise Didier. Chacun sa voiture pour rejoindre ce point de ralliement puis ils partent ensemble dans l'un des véhicules jusqu'à leur travail à une trentaine de km de là.

Les deux collègues, chargés de développement dans une usine de fabrication de boissons à Saint-Martin-d'Abbat ( Loiret), travaillent à quelques mètres l'un de l'autre et depuis quelques semaines commencent aussi toutes leurs journées ensemble.

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Philippe et Didier avaient débuté le covoiturage avant la pandémie de covid-19, deux, trois jours par semaine. Ils avaient arrêté mais après avoir fait un plein d'essence à 109 euros, Didier a proposé à son collègue de reprendre le covoiturage, cette fois à 100%.

Eux le prennent avec le sourire, parlent des petites contraintes du quotidien, partir et revenir à l'heure, ne pas pouvoir s'arrêter sur le trajet pour faire une course. "On fait avant tout ça pour gagner de l'argent" dit Didier qui estime l'économie sur l'année à 600, 700 euros.

Parler des potins du boulot... et de Phil Collins

La voiture est devenue la première machine à café de la journée. On y parle du travail, d'actualité et de musique.

"Cette convivialité nous a fait défaut quand on était obligé d'être en télétravail" pendant la crise souligne Manon. Pendant un an, elle a suivi Didier et Philippe en covoiturage avant de déménager et de changer de trajet. Mais ces conversations matinales lui manquent reconnaît-elle.

Le télétravail, un autre moyen d'économiser un peu d'essence. Sur les trois collègues, seule Manon a signé une charte d'entreprise pour continuer un jour par semaine. Didier et Philippe n'ont pas vraiment bien vécu la période de télétravail contrainte pendant la crise sanitaire et préfèrent continuer ensemble leur trajet quotidien vers l'usine.