Un cueilleur de graines d'érable sycomore se cache dans cette image. Sauras tu le retrouver ?
Un cueilleur de graines d'érable sycomore se cache dans cette image. Sauras tu le retrouver ? ©Radio France - Béatrice Dugué
Un cueilleur de graines d'érable sycomore se cache dans cette image. Sauras tu le retrouver ? ©Radio France - Béatrice Dugué
Un cueilleur de graines d'érable sycomore se cache dans cette image. Sauras tu le retrouver ? ©Radio France - Béatrice Dugué
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Plusieurs dizaines d'acrobates récoltent des graines d'arbres afin de repeupler les forêts françaises, en souffrance à cause de la sécheresse, des maladies ou des incendies. "Les cueilleurs acrobates au service de la foret", c'est un reportage, dans les cimes de Haute-Savoie, de Béatrice Dugué.

Steven, Jean et Charlie sont en pleine cueillette tout en haut d'un érable sycomore. Comme eux en ce moment, plusieurs dizaines d’acrobates récoltent des kilos de graines d’arbres en France. Au sommet des érables donc, mais aussi des conifères, des chênes etc.

Ces graines servent à repeupler les forêts françaises en souffrance, à cause de la sécheresse, des maladies ou des incendies. Quelles essences d’arbres faut-il planter dans la perspective du changement climatique ? Question d’actualité pour l’Office national des forêts et les semenciers français.

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Une course contre la montre face au changement climatique

Trois "écureuils", comme ils se baptisent – casqués, solidement harnachés, travaillent, comme une vingtaine d’autres collègues pour le SITKA – groupement d’intérêt économique de grimpeurs, ce jour là dans une forêt péri-urbaine, près d’Annecy. Les cueilleurs récoltent toutes sortes de graines : des feuillus, des résineux, en plaine, en montagne, dans les garrigues. Ils ont un bon aperçu de la forêt française, et de son état.

Des samares d'érable sycomore, les "hélicoptères" de notre enfance, récoltées par les cueilleurs professionnels
Des samares d'érable sycomore, les "hélicoptères" de notre enfance, récoltées par les cueilleurs professionnels
© Radio France - Béatrice Dugué

Nos écureuils savent qu’ils devront probablement récolter plus de pommes de pin maritimes l’année prochaine, à cause des incendies de l’été. Les sacs de leurs récoltes - de plusieurs dizaines de kilos - sont expédiés ensuite vers Supt dans le Jura, où se trouve la sècherie de La Joux.

Sècherie de La Joux à Supt dans le Jura, unité de production de graines de l'ONF
Sècherie de La Joux à Supt dans le Jura, unité de production de graines de l'ONF
© Radio France - Béatrice Dugué
La récolte de pommes de sapins est séchée, avant que les graines ne soient extraites, triées, nettoyées et conservées en chambres froides à Supt dans le Jura
La récolte de pommes de sapins est séchée, avant que les graines ne soient extraites, triées, nettoyées et conservées en chambres froides à Supt dans le Jura
© Radio France - Béatrice Dugué

Ces semences viennent aussi de véritables vergers d’État, pour les forêts de demain. L'État français a mis 200 millions d'euros sur deux ans pour planter 50 millions de jeunes arbres pour contrer les sécheresses, les attaques d’insectes xylophages, les incendies. Cela ressemble donc à une course contre la montre entre la sélection des graines du futur et les conséquences du changement climatique. En sachant qu’il faut de 20 à 50 ans pour faire un arbre.