Sur la nacelle d'une éolienne dans les 2 Sèvres ©Radio France - Béatrice Dugué
Sur la nacelle d'une éolienne dans les 2 Sèvres ©Radio France - Béatrice Dugué
Sur la nacelle d'une éolienne dans les 2 Sèvres ©Radio France - Béatrice Dugué
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Résumé

Cet été, France Inter prend de la hauteur, à la rencontre de ceux qui vivent et travaillent hors sol, au dessus de nos têtes. Photographe professionnel, Alain Cornu photographie le même sujet depuis 13 ans : les toits de Paris.

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Bien équipé, tout en haut d’une éolienne, Tommy Tristan assure la maintenance de ces dispositifs entre la Loire Atlantique et la Charente. Il travaille pour Vestas, société danoise qui installe et entretient plus de la moitié de ces dispositifs en France. Une éolienne c'est un rotor relié aux 3 pales, une boite de vitesses qui relie l'axe de rotation à une génératrice qui va transformer le vent en électricité. Electricité qui redescend vers le réseau grâce à un gros câble.

"On oublie vite"

Accéder à la nacelle demande un peu de temps : 5 minutes d’ascenseur, 4 à 5 mètres encore sur une échelle. Et nous retrouvons Youri et Quentin 26 et 24 ans, dans l’entreprise depuis respectivement 1 et 3 ans. Ils sont en pleine maintenance. Assurer l’entretien des éoliennes, est un métier d’acrobates,. Il faut parfois se glisser dans le rotor, dans des conditions presque comparables à celles des marins. Ca tangue : "La première fois que je suis monté en machine, raconte Youri, il y avait 10m de vent. Se mettre debout, ça n'était pas facile, parce qu'on avait peur de perdre l'équilibre et de tomber. Mais j'aime ça". Le mal de mer ? "Au début un peu, parce que j'ai un peu le mal des transports, poursuit le jeune homme. On y fait attention, mais on se concentre sur notre tâche, et on oublie vite." Au dessus de 45 à 50km/h de vent, le travail s’arrête.

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Tommy Tristan en haut d'une éolienne dont il assure la maintenance dans les 2 Sèvres
Tommy Tristan en haut d'une éolienne dont il assure la maintenance dans les 2 Sèvres
© Radio France - Béatrice Dugué

La récompense de cette mécanique d’altitude, c’est d’aller prendre l’air un cran au-dessus. Youri et Quentin apprécient. "Travailler sur le toit, c'est encore plus agréable. Parfois je n'hésite pas à prendre 5 à 10 à minutes pour admirer le paysage", admet Youri. "Oui le midi c'est agréable, complète Quentin. Pour manger c'est un merveilleux panorama." Forcément ça donne envie de grimper au dessus, SUR la nacelle, derrière les pâles à l’arrêt, en compagnie de Tommy Tristan. Effet Waouh : panorama à 360 degrés, 20km de vue dégagée. "On se rend un peu plus compte de la hauteur, et ... qu'on a un beau bureau !" rigole l'agent. "Entre travailler ici et se retrouver en usine, le choix est vite fait. Même quand il pleut ou qu'il y a du brouillard, on monte, et on se retrouve au dessus d'une jolie mer de nuages, avec seulement le bout de pales qui transperce les nuages. On fait des jolies photos !"

Sans jamais oublier de rester bien attaché, Tommy raconte aussi son plaisir quand il est en maintenance près de Sainte Pazanne en Loire Atlantique : il voit la mer, ressent les embruns. Vous l’aurez compris Tommy adore son métier… d’autant qu’il y trouve du sens aussi. : "Avec nos petites éoliennes, on se couche le soir en se disant qu'on a fait un petit quelque chose pour la planète quand même, un petit peu tous les jours". Le centre d’exploitation de Niort dont dépend Tommy, s’occupe de 180 éoliennes. Il en aura monté 60 de plus à la fin de l’année.

Les entrailles d'une éolienne : une boite de vitesse reliée au rotor des pales. Elle fait tourner le générateur qui produit de l'électricité.
Les entrailles d'une éolienne : une boite de vitesse reliée au rotor des pales. Elle fait tourner le générateur qui produit de l'électricité.
© Radio France - Béatrice Dugué
Références

L'équipe

Sébastien Sabiron
Journaliste