Chair tendre
Chair tendre - Jerico TV
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Premier coup de cœur ce matin : « Chair tendre » série française en dix épisodes, disponible sur FranceTVSlash et France 5.

Et qui confirme que FranceTvSlash, chaîne numérique de France Télévision en direction des jeunes téléspectateurs et à laquelle on doit les cartons de Skam et de Drag Race France, est une réussite.

Les parents ne la connaissent pas toujours mais leurs enfants si, avec plus de 600 000 abonnés sur Snapchat, 2 millions d'abonnés à ses chaînes YouTube cumulent, et 200 000 abonnés Instagram.

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L’ADN de Slash ?

L’audace des projets abordés. La preuve avec cette série qui met en scène Sasha. Jeune fille au prénom ambigu, c’est aussi un nom de mec lui dit un de ses camarades. Elle vient d’arriver dans une nouvelle ville et donc dans un nouveau lycée.

Sasha a été assignée garçon à sa naissance. Mais à l’adolescence, elle ressent le besoin d’exprimer ce qu’elle considère comme son véritable genre : le féminin. La force de l’écriture de la scénaristeYaël Langmann, outre une délicatesse pugnace, réside dans sa manière de sortir le sujet de son contexte sociologique ou sémiologique. C’est avant tout le destin d’une jeune fille qui découvre effarée qu’en raison de son « statut », les décisions ont été prises à sa place par des autorités, parentales ou médicales qui refusent de se donner tort. Chair Tendre parle d’intersexualité mais pas seulement. Portée par l’interprétation remarquable d’Angèle Metzger, c’est une série qui affirme notre droit à disposer de notre corps et choisir qui nous sommes. Sujet universel plus que jamais d’actualité.

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Autre coup de cœur la version 2022 de la série LGBT « Queer as folk », disponible sur la plateforme Starzplay

1999. le britannique Russell T Daviscrée Queer as folk. La première série qui regardait les gays dans leur diversité et leur banalité, hors de tous clichés.
Un an plus tard, les américains signent un remake réussi qui raconte une communauté à l’époque du Sida

Vingt-deux ans plus tard, le canadien Stephen Dunn, relance la franchise. L’histoire débute le jour d’une fusillade dans une discothèque LGBTQI. Écho direct à celle d’Orlando en 2016. En huit épisodes bouleversants, nous allons à la rencontre de celles et ceux qui ont survécu. Une immersion dans une communauté qui, en cette époque de mariage pour tous, de familles homoparentales et de genres à redéfinir, se croyait enfin à l’abri. A tort, car la haine est toujours vivace.

Alors pour survivre, on se jette tête perdue dans toutes les ivresses, on aime plus que jamais. Il faut lutter contre de délétères traumas, endurer les militants opportunistes qui essaient de récupérer l’événement et apprendre à vivre avec ses fantômes. Une série où le rire queer essaie de cautériser la douleur. En vain. Mais qui dit que chaque baiser, chaque étreinte, est une victoire sur la folie humaine et sur la mort.

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