Parler de Beyrouth à travers la cuisine libanaise. Ici dans à restaurant à Berouth.
Parler de Beyrouth à travers la cuisine libanaise. Ici dans à restaurant à Berouth.
Parler de Beyrouth à travers la cuisine libanaise. Ici dans à restaurant à Berouth. ©Getty -  Fabian von Poser
Parler de Beyrouth à travers la cuisine libanaise. Ici dans à restaurant à Berouth. ©Getty - Fabian von Poser
Parler de Beyrouth à travers la cuisine libanaise. Ici dans à restaurant à Berouth. ©Getty - Fabian von Poser
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Résumé

Quatre-vingts secondes ce matin sur le dernier livre de Ryoko Sekiguchi, poétesse et traductrice du japonais. Un livre où la cuisine est ce qui vibre en nous, ce qui vibre d’un pays, de sa langue, de sa culture quand on se retrouve face à un plat.

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Je vous ai souvent parlé ici de sa manière unique de parler de la cuisine sans écrire de livre de recettes ni de traité anthropologique ou sociologique. Non, la cuisine, c’est ce qui vibre en nous, ce qui vibre d’un pays, de sa langue, de sa culture quand on se retrouve face à un plat. 

Dans ce dernier livre, ce sont Beyrouth et sa lumière qui vibrent

Ryoko Sekiguchi dit d’entrée que « la cuisine est le seul outil [qu’elle] possède pour [se] rapprocher d’une ville ». A Beyrouth, ce sera la lente imprégnation de l’anis, le thé à l’anis, l’arak, même dans sa forme banale à base de betterave. 

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C’est aussi un « plat aimé pour son nom », en l’occurrence le maftoul qui est « une sorte de couscous » à base de boulghour.

C’est évidemment aussi le tabbouleh dont on lui dit qu’il est aux couleurs du drapeau du Liban : blanc, vert, rouge, oignon, persil, tomate. Un plat dont chaque famille garde sa recette pour avoir le plaisir de dire, au restaurant, que tout était bon sauf le tabbouleh qui n’avait pas le goût de la maison.

Prise entre l’espoir d’une révolution, celle de 2019, et la tragédie d’une explosion, celle du port de Beyrouth en août 2020, Ryoko Sekiguchi écrit là un vrai livre de cuisine c’est-à-dire un livre universel comme l’est la littérature. Et à table, au fil des pages, ce sont tous les Liban, meurtris, endurants ou heureux, qui vous sont servis. 

961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent) de Ryoko Sekiguchi est publié chez POL.

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Nicolas Demorand
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