Le goût de nos mères d'Eva Bettan - Stock/France Inter
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Résumé

Pour conjurer le temps qui passe, pour pouvoir se souvenir plus tard Eva Bettan a recueilli les recettes maternelles et à demandé à 70 personnes de partager souvenirs et recettes familiales. L’odeur qui se dégage de ces pages est délicieuse, c’est celle de l’enfance et de la cuisine de nos mères.

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Quatre-vingts secondes ce matin sur Le Goût de nos mères d’Eva Bettan, oui, notre Eva Bettan dont la mère, en vieillissant avait fini par se désintéresser de la cuisine. Pour conjurer le temps qui passe, pour pouvoir se souvenir plus tard, l’idée est alors née de recueillir les recettes maternelles et, de fil en aiguille, de demander à 70 personnes, artistes, écrivains, journalistes, anonymes, de partager souvenirs et recettes de leurs propres mères. 

Voici la tortilla de la mère de Lydie Salvayre, cuisinée avec les restes, la dafina de la mère de Richard Malka, il faut se lever deux fois la nuit pour ajouter de l’eau au plat qui mijote. Le cinéaste Hirokazu Kore-Eda se s_ouvient de la tempura de maïs de son enfance,_ plat en voie de disparition car il nécessite beaucoup de temps et de vaisselle. Valérie Zenatti raconte, elle, un dîner avec l’écrivain israélien Aaron Appelfeld et de sa gourmandise étonnée devant un riz-au-lait. 

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Il essaye de cuisiner les chichars de sa mère et lui demande quand mettre le chorizo. Réponse : « bientôt ». Combien de cumin ? « Un peu ». Mais un peu c’est quoi ? Une pincée, une poignée ? Non ça c’est trop.

« Je me demande comment on peut atteindre systématiquement un résultat remarquable avec aussi peu de méthode » écrit le fils qui découvre la cuisine à l’instinct de sa mère.

On s’aperçoit, au fil des pages, que la cuisine des mères a le goût de l’amour avant d’avoir, en vieillissant, celui de l’enfance. Prenez le temps de savourer la mélancolie gourmande de ces fragments autobiographiques en 70 recettes. 

Le Goût de nos mères d’Eva Bettan, co-édition Stock/France Inter.

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Nicolas Demorand
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