Un professeur dit : « j’ai des élèves éteints sauf quand leur téléphone vibre ». Il dit avoir récemment confisqué un portable en classe et l’avoir vu vibrer sur son bureau deux ou trois fois par minute pendant trois heures.  ©Getty -  Thomas Barwick
Un professeur dit : « j’ai des élèves éteints sauf quand leur téléphone vibre ». Il dit avoir récemment confisqué un portable en classe et l’avoir vu vibrer sur son bureau deux ou trois fois par minute pendant trois heures. ©Getty - Thomas Barwick
Un professeur dit : « j’ai des élèves éteints sauf quand leur téléphone vibre ». Il dit avoir récemment confisqué un portable en classe et l’avoir vu vibrer sur son bureau deux ou trois fois par minute pendant trois heures. ©Getty - Thomas Barwick
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Résumé

C’est un sujet préoccupant, auquel de récents faits-divers ont donné une dimension tragique. Pour mille raisons, les parents sont largués, ils vivent dans l’illusion du contrôle, ils pensent, parce qu’ils se servent d’un réseau social, qu’ils comprennent ceux sur lesquels leurs leurs enfants passent leur vie.

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Quatre-vingts secondes ce matin sur l’ensemble d’articles que le quotidien Le Monde a publié ce week-end, consacré à ce qui se passe vraiment dans les téléphones portables des enfants et des adolescents. Une chose est déjà certaine : pour mille raisons, les parents sont largués, en retard, ils vivent dans l’illusion du contrôle, ils pensent, parce qu’ils se servent d’un réseau social, qu’ils comprennent ceux sur lesquels leurs enfants passent leur vie.

C’est à l’école que peut se mesurer la pointe de l’iceberg

Un professeur dit : « j’ai des élèves éteints sauf quand leur téléphone vibre ». Il dit avoir récemment confisqué un portable en classe et l’avoir vu vibrer sur son bureau deux ou trois fois par minute pendant trois heures. 

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Et puis il y a eu l’épidémie de COVID pendant laquelle les ados, privés d’école, ont maintenu une vie sociale grâce à leur smartphone avec la bénédiction de leurs parents qui ont ainsi fait sauter une digue de manière sans doute irréversible. 

Quant à la violence des échanges entres ados, certains élèves en parlent mais à l’école, c’est toujours trop tard : le mal est déjà fait.

L’article le souligne : quasiment tous les collégiens ont un smartphone, 40% d’entre eux dès la 6e. S’ils créent des liens, échangent et vivent leur vie, s’ils se servent des médias de leur âge, il y a bien une rupture entre les parents et des enfants qui ont une grande dextérité dans le maniement des outils mais pas nécessairement l’armature intellectuelle pour s’en protéger. Comment les y aider ? La question reste ouverte et urgente. 

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L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
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