"Représentation de la bête du Gévaudan, les os de ses victimes disperses autour de ses pattes" Gravure vers 1764
"Représentation de la bête du Gévaudan, les os de ses victimes disperses autour de ses pattes" Gravure vers 1764
"Représentation de la bête du Gévaudan, les os de ses victimes disperses autour de ses pattes" Gravure vers 1764 ©AFP - Leemage
"Représentation de la bête du Gévaudan, les os de ses victimes disperses autour de ses pattes" Gravure vers 1764 ©AFP - Leemage
"Représentation de la bête du Gévaudan, les os de ses victimes disperses autour de ses pattes" Gravure vers 1764 ©AFP - Leemage
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Résumé

Je vous ai déjà parlé ici de ce podcast sur l’intense relation qu’entretiennent la presse et le crime. Quatre-vingts secondes ce matin sur le nouvel épisode de « Série noire à la une » que propose Retronews, le site de la BNF consacré aux journaux.

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Dans cet épisode, il ne s’agit pas de criminels, de voyous, de tueurs ou de tueuses mais d’un animal, la Bête du Gévaudan, qui sema la terreur et la mort entre 1764 et 1767, dans ce qui est aujourd’hui le département de la Lozère. 

Extrait : "Il est beaucoup plus haut qu'un loup, il est bas du devant, et ses pattes sont armées de griffes. Il a le poil rougeâtre, la tête fort grosse, le poitrail large et un peu gris, le dos rayé de noir et une gueule énorme armée de dents si tranchantes qu'elles laissent séparés la tête et le corps comme pourrait le faire un rasoir"

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Les carnages furent traités par la presse en feuilletons qui terrifièrent la France et l’Europe, l’information circulant déjà sans frontière. Mais pourquoi un tel emballement, comme on dirait aujourd’hui, alors qu’il y eut bien des attaques et bien des "bêtes" avant celle du Gévaudan ? La réponse serait valable aujourd’hui encore : quand l’actualité est molle, une affaire de ce genre peut exploser

L’historien Jean-Marc Moriceau : "Cette bête a marqué beaucoup la mémoire. Elle est arrivée à un moment où l'actualité tournait un peu au ralenti, où la presse était extrêmement développée et là on est passés au mythe avec toutes les images, les exagérations et les interprétations auxquelles ces réalités ont très vite donné lieu". Un emballement médiatique, donc.

Prenez une demi-heure pour écouter cette page d’histoire qui permit aussi à la presse parisienne de découvrir, sur le mode de l’effroi, que la campagne n’était pas toujours cette douce pastorale qu’imaginait la littérature de l’époque. 

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
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