Domino's pizza jette l'éponge en Italie ©AFP - SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA
Domino's pizza jette l'éponge en Italie ©AFP - SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA
Domino's pizza jette l'éponge en Italie ©AFP - SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA
Publicité
Résumé

Quand la bonne vieille pizza napolitaine bat à plates coutures sa pâle copie américaine. 80 secondes pour rappeler qu'on ne plaisante pas avec les traditions culinaires. Le géant américain Domino's pizza vient de le comprendre à ses dépens en Italie.

En savoir plus

En 2015, il prétendait pouvoir conquérir l'Italie, rien que ça, avec sa version très revue et corrigée du plat national. Quitte à franchir des lignes rouges pour nos voisins transalpins avec, pour ne prendre qu'un exemple, la pizza à l'ananas… Sans commentaire.

Près de 900 points de ventes prévus à l'origine. Après tout, l'espoir fait vivre. Mais patatras ! Sept ans plus tard, seule une trentaine de franchises ont été ouvertes. L'Agence Bloomberg nous apprend cette semaine qu'elles vont toutes fermer. Domino's jette l'éponge. Impossible de concurrencer le talent des pizzaïolos italiens. D'autant que, depuis la crise sanitaire, ces derniers se sont modernisés en investissant toutes les plateformes de livraison à domicile.

Publicité

Et ce n'est pas la première fois qu'un géant américain se casse les dents en prétendant être plus royaliste que le roi. Ouest-France nous rappelle le précédent de Starbucks en 2018 : la chaîne de cafés à emporter débarquait elle aussi en grande pompe à Milan et ambitionnait de conquérir toutes les grandes villes de la Botte en concurrençant l'expresso. Pourtant, tout un art de vivre en Italie. Eh bien là aussi, gros raté. Quatre ans plus tard, les boutiques Starbucks se comptent sur les doigts de la main, principalement dans le nord du pays.

Mais il y a aussi des contre exemples. En France, par exemple, sa baguette, son sandwich jambon beurre et ses 1400 restaurants MacDonald's. À tel point que notre pays est l'un des premiers marchés mondiaux de l'enseigne américaine qui n'a pas vraiment rencontré de difficultés pour s'implanter dans le bastion de la bonne bouffe. Excepté peut-être un jour d'août 1999 à Millau, sur les terres aveyronnaises d'un certain José Bové.

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Production