La représentation des femmes dans le rap peut-elle évoluer ? ©Getty - chabybucko
La représentation des femmes dans le rap peut-elle évoluer ? ©Getty - chabybucko
La représentation des femmes dans le rap peut-elle évoluer ? ©Getty - chabybucko
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Résumé

"Être une fille dans le rap, c'est dur". Le constat est fait par une jeune rappeuse dans la série "Nouvelle école" diffusée par Netflix le mois dernier et il est confirmé par une enquête que vient de mettre en ligne le journal "Le Bondy Blog".

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80 secondes ce matin sur "ces précaires du rap français", c'est le titre de l'article, ces jeunes femmes qui jouent les figurantes dans les clips. On les voit danser en lingerie sur des billets de banque dans une boites de nuit ou au bord de la piscine d'une villa, elles jouent les faire valoir dans des vidéos visionnés des millions de fois.

Alors on a beaucoup dénoncé l'image dégradante de la femme renvoyée par ces clips mais on leur a rarement donné la parole, ce que fait la journaliste Anissa Rami.

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Elle raconte d'abord l'espoir de ces jeunes femmes, elles sont coiffeuses, esthéticiennes, étudiantes... Elles rêvent de percer dans la mode, le cinéma ou la musique.

Mais très vite elles déchantent. De nombreux tournages ne sont pas payés, décrit la journaliste. Les producteurs leur explique que leur visibilité sera leur meilleure rémunération, "mais les vues, ça ne paye pas mon loyer" réplique désormais Ruby, 23 ans qui demande 250 euros pour danser en sous-vêtements dans un clip.

Les tournages peuvent durer plusieurs jours, parfois dans le froid, sans rien à manger.

Olivia, elle, dénonce les agressions sexuelles subies durant des tournages, elle a, depuis, monté son agence et pour protéger ses filles comme elle dit, désormais, elle les accompagne.

Malgré cela, les agences croulent sous les CV... Des centaines de propositions, la concurrence est rude. La clé pour tenir ? Se serrer les coudes.

"C’est un médicament, dit Lilia, parce qu’on est toutes entre filles. On est toutes pareilles. T’as de la cellulite, t’es blonde, t’es brune, maquillée, pas maquillée, t’as des cernes, on va toutes s’aider"

"Figurantes de clip. Les précaires du rap français", à lire sur le Bondy Blog.