Tweeter sous Elon Musk ?
Tweeter sous Elon Musk ? ©Getty - SOPA Images
Tweeter sous Elon Musk ? ©Getty - SOPA Images
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Depuis sept ans, Yoel Roth dirigeait chez Twitter le département en charge de la sécurité et de la modération, dont il vient de démissionne. Il publie une tribune dans le New York Times.

Un sondage sauvage au royaume de l’épiderme : échantillon de 15 millions de participants, 52% en faveur du retour de Donald Trump sur Twitter. « Le peuple a parlé, vox populi, vox dei » en conclut Elon Musk qui organisait la consultation auprès de ses 117 millions de followers. Dans la foulée, le compte de l’ancien président américain est à nouveau accessible. Quatre-vingts secondes ce matin sur la tribune publiée par Yoel Roth dans le New York Times, à la veille de ce sondage.

Depuis sept ans, Yoel Roth dirigeait chez Twitter le département en charge de la sécurité et de la modération, dont il vient de démissionner.

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A lui et à ses équipes la lutte contre la désinformation, la haine en ligne et la manipulation politique.

Mais à la question que tout le monde se pose désormais, Twitter sous Musk va-t-il devenir une zone de guerre ?, la tribune apporte une réponse nuancée.

Sur la définition absolutiste de la liberté d’expression de Musk : il existe des lois dans le monde qui encadrent ce qui est publiable ou non en ligne — et ça peut coûter cher de s’en affranchir. Musk le ferait-il qu’il reste une barrière ultime : les magasins d’applications, ceux d’Apple et de Google qui peuvent déréférencer Twitter au nom de leurs propres règles de bienséance. Mais est-ce normal que la bienséance soit dictée par quelques cadres exécutifs de grandes entreprises ?
Si Yoel Roth a démissionné, c’est parce que ces sujets-là sont graves, se traitent d’une main tremblante et surtout de manière collective. Soit tout l’inverse de ce que fait Musk depuis qu’il est maître en son royaume.