La rue du Renard
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S’il vous est déjà arrivé de vous égarer dans un quartier où la rue des Iris croise celles des bleuets en cherchant désespérément la place des tulipes vous ne serez pas surpris par cette étude... 80 secondes ce matin sur l’odonymie, c’est-à-dire l’étude des noms de nos rues.

Alors on parle régulièrement des débats autour des personnalités mises à l’honneur, souvent des hommes d’ailleurs, mais on sait peu que nos adresses sont en fait essentiellement inspirées par la nature, ce que nous apprend le statisticien Mathieu Garnier. Il a épluché un énorme fichier publié par la Direction générale des finances publiques qui recense l’ensemble les noms de voies du pays, il y en a plus d’un million et demi.

Et qu’a-t-il découvert ? Que l'on donne surtout des noms d’animaux et de plantes à nos rues !

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Près de 4 500 Rue des Vignes dans le pays, y compris d’ailleurs dans les régions où elle ne pousse pas, c’est plus que de voies au nom du Général De Gaulle. Chez les animaux, les oiseaux sont à l’honneur surtout dans les lotissements des années 70 et 80, nous dit notre enquêteur, qui a recensé plus de 2000 rue des mésanges.

On peut aussi grâce à ce foisonnant fichier s’amuser des particularités locales.

L’Alsace compte plus de rues des hirondelles que de rue des cigognes, les rues des bruyères fleurissent en Corrèze, dans les Vosges et dans l’Eure, les rues des écureuils s'empruntent en Charente, en Lozère, et dans l’Isère. Pour l’instant les rues des Cigales se trouvent près de la Méditerranée, mais nous verrons ce qu’il en sera demain…

Et si vous avez l'impression, en cette rentrée, d'habiter rue des Soucis, sachez que c’est peu probable même si elle existe à Montreuil, Limoges ou encore Firminy.