La salle de restaurant de la première classe du Titanic
La salle de restaurant de la première classe du Titanic ©Getty - Pictures from History/Universal images groupe
La salle de restaurant de la première classe du Titanic ©Getty - Pictures from History/Universal images groupe
La salle de restaurant de la première classe du Titanic ©Getty - Pictures from History/Universal images groupe
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Quelques heures après avoir quitté Southampton, le capitaine Smith aperçoit les côtes françaises. Le bateau a une heure de retard. Il a voulu éviter un navire à la sortie du port. En France, il attend l'embarquement de 281 passagers.

Avec

Cent ans après le naufrage du navire, André Dussollier dans la peau du Commandant Smith, raconte les dernière heures du paquebot mythique.

Extraits de l'émission

"Le 10 avril 1912, quelques heures après avoir quitté le port de Southampton pour notre voyage inaugural, j'aperçois de la passerelle du Titanic les côtes françaises de Cherbourg où nous nous apprêtons à faire escale.

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Le soleil brille, un vent léger vient coucher la fumée des cheminées du navire.

Il est 18h30, avec une heure de retard en raison de la collision évitée de justesse avec le paquebot New York à Southampton.

Nous franchissons la passe Ouest de la rade après avoir jeté l'ancre

Nous attendons l'embarquement de 281 passagers amenés jusqu'à nous par les Transbordeur Nomadic et Trafic.

Depuis une cinquantaine d'années, les compagnies de navigation ont conclu un accord. Elles permettent à leurs concurrents de faire escale dans un autre port que celui qu'elles utilisent elles-mêmes.

En France, la Compagnie générale transatlantique ayant Le Havre comme port d'attache, les compagnies allemandes et britanniques ont choisi Cherbourg, un site idéal, me semble-t-il, entre l'île Pelée et le fort Chavagnac qui s'étend un vaste plan d'eau judicieusement abrité par une digue construite sous Napoléon III.

Notre escale à Cherbourg ne va durer qu'une heure trente

C'est le temps pour les 102 passagers de troisième classe d'embarquer avec le fret, les sacs de courrier et les produits de luxe français : champagne, vins et fromages, bien sûr.

Puis, c'est au tour du transbordeur Nomadic d'approcher avec 28 passagers de deuxième classe et 151 passagers de première ligne. Traditionnellement, les Américains fortunés viennent passer l'hiver en Europe, sur la Côte d'Azur ou dans les pays du Moyen-Orient.

Au printemps, ils retournent aux Etats-Unis via Cherbourg pour ce voyage inaugural du Titanic. John Jacob Astor, l'une des plus grosses fortunes mondiales et fondateur de l'hôtel Waldorf Astoria à New York, nous fait l'honneur de sa présence à bord. En fait, seuls 31 passagers français embarquent à Cherbourg."

La suite est à écouter...

Une production de l'Atelier de Création du Grand Ouest
Un récit de Christian Clères
Prise de son : Bernard Lagnel
Mixage : Paul Jamet
Réalisation : Christian Clères
Production : Gérard Coudert
Avec le concours de la Délégation Normandie de France Bleu et de France Bleu Cotentin.
Remerciements à « La cité de la mer" à Cherbourg.

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