Australie - Chine : La Grande barrière de corail malade

Image satellite de la Grande barrière de corail
Image satellite de la Grande barrière de corail ©Getty - Gallo Images/Orbital Horizon/Copernicus Sentinel Data 2021
Image satellite de la Grande barrière de corail ©Getty - Gallo Images/Orbital Horizon/Copernicus Sentinel Data 2021
Image satellite de la Grande barrière de corail ©Getty - Gallo Images/Orbital Horizon/Copernicus Sentinel Data 2021
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L'UNESCO propose dans un rapport dévastateur de reclasser la merveille géologique australienne en "site en danger". Canberra y voit la main malveillante de la Chine.

Vous nous emmenez sur la Grande barrière de corail australienne ce matin. Près de 3000 récifs coralliens qui s’étendent sur plus de 2 300 kms, plus que la distance entre Paris et Athènes. Le tout baignant dans une mer turquoise et une faune exceptionnelle. 

Une merveille géologique et écologique !

C’est simple, c’est en 1981 un des tout premiers sites naturels avoir été classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. 

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C’est aussi un des principaux atouts touristiques de l’île-continent.

Donc, lorsque le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a recommandé mardi 22 juin, dans un rapport très sévère, que la Grande barrière de corail soit déclassée dans la catégorie « site en danger », le sang du gouvernement australien n’a fait qu’un tour.

Une merveille malade du réchauffement climatique

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On le sait, la Grande barrière de corail est malade. 

Un rapport scientifique publié l’année dernière explique qu’entre 1995 et 2017 la Grande barrière a perdu la moitié de ses coraux. En grande partie à cause de l’augmentation de la température des océans.

Or les efforts de l’Australie en matière de lutte contre le réchauffement sont très insuffisants : elle est un très gros exportateur de gaz et de charbon et un des seuls pays de l’OCDE à refuser un objectif « zéro émission de CO2 » à l’horizon 2050.

L'Australie moins disante écologique

D’abord la forme : le Comité de l’UNESCO n’a pas cherché à prévenir de ce rapport dévastateur. Ensuite, Canberra rappelle ses efforts constants : l’essentiel de la Grande barrière est classé en parc naturel et depuis près d’un demi-siècle.

Ce qui signifie peu ou pas d’industrie aux abords immédiats de la barrière et un tourisme raisonné. 

Ensuite, l’Australie rappelle qu’en 2018, elle a attribué 280 millions d’euros à une fondation chargée d’étudier l’avenir de cette merveille écologique.

Ce à quoi les critiques répondent que cette « Fondation pour la Grande barrière » est une coquille vide que personne ne connaissait avant 2018 et qui, pour le moment, n’emploie qu’une poignée de permanents. D’où l’ultime argument australien : la Chine…

La Chine en embuscade

Avec la Grande Barrière rien, mais avec le Comité du patrimoine mondial, beaucoup plus : c’est Pékin qui le préside depuis 2019 et son influence y est grande - toujours selon Canberra. Or la Chine et l’Australie sont depuis un an à couteaux tirés :

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Depuis que l’Australie a exigé une enquête indépendante sur l’origine de la Covid19. La Chine, outrée et humiliée**, a répondu par des embargos sur des exportations australiennes comme le bœuf, le charbon, le cuivre, les vins ou l’orge…**

Mais Pékin a décidé d’utiliser aussi l’arme de l’humiliation : vous nous reprochez d’avoir initié une pandémie mondiale ? Nous vous reprochons d’être des pollueurs impénitents… Comment disait Cyrano déjà ? A la fin de l’envoi, je touche !

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