Sur les traces d’un mystérieux "empereur romain" oublié

Une pièce en or à l'effigie de Sponsianus.
Une pièce en or à l'effigie de Sponsianus. ©AFP - HANDOUT / THE HUNTERIAN
Une pièce en or à l'effigie de Sponsianus. ©AFP - HANDOUT / THE HUNTERIAN
Une pièce en or à l'effigie de Sponsianus. ©AFP - HANDOUT / THE HUNTERIAN
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Une récente étude révèle que Sponsien, un empereur romain que l’on croyait inventé de toutes pièces, a réellement existé.

L’histoire commence avec la découverte en Roumanie, au tout début du XVIIIème siècle, de 7 pièces d’or. Elles ressemblent à de la monnaie romaine. D’après les inscriptions qu’elles portent, elles dateraient du troisième siècle. Sur l’une des faces, il y a une effigie et un nom inscrit : Sponsien. Or ce nom ne correspond à aucun empereur romain connu. Les pièces ont donc longtemps été considérées comme des faux grossiers.

Mais des chercheurs de l’University College de Londres viennent de réexaminer l’une de ces pièces à l’aide de techniques de microscopie et d’imagerie modernes. Selon eux, les marques d’usure à la surface de la pièce indiquent qu’elle a bien circulé activement. Ils ont aussi pu mettre en évidence qu’elle avait été enterrée dans le sol pendant une longue période. Bref, il s’agirait d’une authentique pièce de monnaie romaine. Reste à savoir qui est ce personnage qui figure dessus et qui n’a laissé aucune autre trace dans l’Histoire.

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Sponsien pourrait être un dirigeant important de l’époque

Sponsien n’était sûrement pas à proprement parler un empereur mais d’après les chercheurs, il aurait pu régner sur la Dacie romaine (l’actuelle Roumanie) dans les années 260 de notre ère. À cette époque, cette région s’est retrouvée coupée du reste de l’empire qui était alors en proie à une guerre civile et submergée par des invasions à ses frontières. Sponsien était peut-être un officier de l’armée, qui, cerné par les ennemis, a pris le commandement de la Dacie pendant cette période troublée.

Cette étude a été publiée dans la revue Plos One

Chez les loups, le parasite de la toxoplasmose augmenterait les chances de devenir chef de meute

Toxoplasma gondii (c’est le nom de ce parasite microscopique) est un grand manipulateur. Les chercheurs avaient déjà mis en évidence les effets spectaculaires que ce parasite peut avoir sur le cerveau d’autres espèces. Par exemple, des souris infectées par Toxoplasma gondii ne fuient plus devant les chats. De même dans la savane, les hyènes touchées par ce parasite ne craignent plus d’aller se frotter aux lions. Pour elles comme pour les souris ce comportement suicidaire ne présente aucun avantage mais il permet au parasite de gagner l’intestin des félins. Et c’est capital pour lui puisque c’est là qu’il se reproduit.

Une nouvelle étude menée sur plus de 200 loups du parc de Yellowstone aux Etats-Unis, suggère que Toxoplasma gondii a aussi un effet sur le comportement de ces animaux. Les scientifiques ont observé que les loups infectés étaient plus agressifs, plus aventureux et plus imprudents que leurs congénères sains. Ces caractéristiques augmentent grandement leur chance de devenir chef de meute.

Le tempérament téméraire de ces loups infectés les conduit aussi à s’aventurer davantage sur le territoire des cougars dans l’intestin desquels le parasite peut se reproduire.

Selon les chercheurs qui ont mené cette étude, les effets du minuscule parasite de la toxoplasmose pourraient être bien plus importants qu’on ne le pensait sur l’organisation des écosystèmes.

L’étude a été publiée dans la revue Communications Biology

Une tortue au format XXL

Elle mesurait plus de 4 mètres de long et devait peser près de 3 tonnes. Cette tortue marine géante vivait il y a environ 80 millions d’années. Elle a côtoyé les derniers dinosaures. Ces restes fossiles ont été découverts dans les Pyrénées espagnoles. À son époque, il n’y avait pas encore de chaîne de montagne à cet endroit. L’actuelle péninsule ibérique était une île et l’Europe un vaste archipel.

Cette tortue géante nageait dans les mers chaudes qui bordaient ces terres émergées. Des fossiles de tortues de tailles comparables avaient déjà été mis au jour en Amérique du Nord, mais c’est une grande première en Europe. À ce jour, la plus grande tortue préhistorique exhumée du sol du vieux continent ne dépassait pas les 1,5 mètre. Le spécimen découvert dans les Pyrénées avec sa carapace de 4 mètres de long pulvérise donc le record. Et surtout il appartient à une espèce totalement inconnue jusqu’à présent que les chercheurs ont baptisée : Leviathanochelys aenigmatica.

L’étude a été publiée dans la revue Scientific Reports

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