Chewing-gums ©Getty - Malte Mueller
Chewing-gums ©Getty - Malte Mueller
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Résumé

Les Ignobels récompensent les recherches les plus farfelues, mais de vraies recherches tout de même ! Les prix sont remis dans une ambiance potache, avec chorale, et musique. Il y a aussi des conférences : un chercheur doit décrire sa recherche en 24 secondes, puis faire un résumé en 7 secondes !

En savoir plus

Par exemple, l’Ig-Nobel d’écologie a été remis par un chercheur qui mâche un chewing-gum et l’échange avec l’auteur de travaux qui portent  sur le microbiote présent dans les chewing-gums usagés.

La France figure au palmarès ! En économie avec Pavlo Blavatsky, chercheur à Montpellier, qui s’est intéressé au lien entre l’obésité des politiciens et le niveau de corruption dans un pays.

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L’Ig-Nobel de médecine récompense lui un chercheur qui montre que l’orgasme est un excellent traitement contre le nez bouché. 18 couples ont participé, avec l’accord d’un comité d’éthique… tout est très sérieux.

La Lune n'affecterait pas le sommeil des hommes et des femmes de la même façon

Des  scientifiques suédois ont  étudié l'impact des cycles lunaires sur le sommeil. 492 femmes et 360 hommes ont été testés  avec un appareil qui mesure la qualité du sommeil. Résultat : la Lune a bien une influence. Pendant la phase montante, on dort moins, et les chercheurs pensent que c’est à cause de la lumière émise par l’astre.

En phase descendante, le sommeil est plus profond, l’hormone du sommeil, la mélatonine, serait plus secrétée.

Et il y a  une différence entre les hommes et les femmes : la Lune a plus d’influence sur les hommes ! Ils mettent plus de temps à s’endormir quand la Lune est en phase montante, ce qui leur ferait perdre 20 minutes de sommeil. Et pendant cette période, leur sommeil est perturbé. Cela n’est pas le cas pour les femmes, elles perdent juste quelques minutes de sommeil quand la Lune est montante.

Pour les chercheurs, il ne s’agit pour le moment que d’observations. Il va maintenant falloir en déterminer les causes 

Un travail stimulant réduirait les risques de démence

C’est la conclusion de travaux menés  par des chercheurs de l’University College de Londres. Les scientifiques ont analysé  les résultats de plusieurs études portant sur plus de 100 000 personnes. Conclusion, les gens qui ont un travail plus stimulant améliorent leurs chances de ne pas souffrir de démence en vieillissant, ou au moins cela retarderait de deux ans en moyenne  l’apparition de la maladie.

On continue à faire chauffer nos neurones

Le pouvoir de la musique est étudié par les scientifiques depuis longtemps. Depuis peu une sonate intéresse particulièrement les chercheurs : la sonate pour deux pianos K448 de Mozart. Elle aurait des effets positifs auprès des personnes épileptiques.

Les bienfaits de cette musique sur les épileptiques sont connus, mais la science ne savait pas l'expliquer. Aujourd'hui, le mystère se lève, une nouvelle étude vient d’être publiée.

Les chercheurs ont sélectionné des patients épileptiques sur qui les médicaments n'avaient aucun effet. On leur a implanté des sondes au contact de leur cerveau pour surveiller l'apparition d'une crise. On a ensuite  fait écouter la sonate aux patients, pour comprendre sur quelles régions  du cerveau cette musique agit.

Après au moins 30 secondes d'écoute, le phénomène cérébral caractéristique de l'épilepsie diminue. Et Seul  Mozart semble produire cet effet !

Pour les scientifiques, cette  sonate est constituée d'une succession de mélodies totalement différentes les unes des autres, et cela crée un sentiment de surprise, qui a un pouvoir thérapeutique.

On peut maintenant imaginer des morceaux spécialement composés pour la santé.

Références

L'équipe

Fabienne Chauvière
Collaboration