Une technologie qui peut contrôler le cerveau à distance ©Getty -  Yuichiro Chino
Une technologie qui peut contrôler le cerveau à distance ©Getty - Yuichiro Chino
Une technologie qui peut contrôler le cerveau à distance ©Getty - Yuichiro Chino
Publicité
Résumé

La stimulation cérébrale profonde fonctionne pour la maladie de Parkinson et l'épilepsie, mais il faut faire des implants chirurgicaux. Une équipe de l'Université de Washington a mis au point une nouvelle technique de stimulation cérébrale : la sonothermogénétique.

En savoir plus

Cette technique utilise des ultrasons focalisés, qui peuvent activer et désactiver des neurones dans le cerveau et contrôler le comportement. 

Comment ça marche ?

Publicité

Sur des souris, les chercheurs ont modifié génétiquement des neurones. Puis, avec un petit appareil, ils ont chauffé le cerveau avec des ultrasons de faible intensité. Quelques degrés de plus que la température corporelle suffisent pour activer ou désactiver les neurones, comme le ferait un interrupteur.

La sonothermogénétique promet de cibler n'importe quel endroit du cerveau avec une grande précision, sans causer de dommages.

La Nasa a un problème de poussière

Abrasive, insidieuse, la poussière lunaire peut abîmer les équipements des astronautes, et menacer leur santé. De nombreuses missions prévoient de renvoyer des équipes sur la Lune, et  la Nasa cherche comment les protéger.

A quoi ressemble cette poussière lunaire ?

Pas à celle qu’il y a sous votre lit ! Cette poussière est le résultat d’impacts de météorites sur les roches lunaires depuis des millions d’années. Ces impacts ont créé de minuscules fragments de verre et de minéraux qui se déplacent à la vitesse d’un ouragan

La poussière lunaire peut nuire au bon fonctionnement des équipements. Elle avait bouché les caméras des missions Apollo, et rayé les visières des casques.

Elle peut aussi endommager des tissus comme les poumons ou les cornées. 

La Nasa encourage le secteur privé à mettre au point des appareils capables de suivre cette poussière. Si vous avez une idée…

Lire l’Histoire dans les excréments

Dans une caverne en Jamaïque, on trouve une description détaillée de l’histoire environnementale de la planète depuis 4300 ans. Ces archives sont contenues dans une couche de deux mètres d’excréments de chauves-souris. Ce sont des biologistes de l’Université d’Ottawa qui ont fait cette découverte

On peut y lire les optimums climatiques du Moyen Âge, et minoen (au XIVe siècle avant notre ère), que les chauves-souris, à ce moment, mangeaient plus de fruits, parce qu’il y avait moins d’insectes à cause du climat plus aride. 

Que peut-on lire encore dans ces archives ?

Elles ont permis de déceler l’impact de la colonisation européenne à partir du XVIe siècle. L’introduction de la canne à sucre se voit clairement.

Les sédiments ont aussi enregistré les essais nucléaires des années 1940 à 1960. On trouve du césium 137, même s’il n’y a pas eu de tests nucléaires dans la région. On peut lire, dans ces archives, l’impact de la pollution par le plomb, présent dans l’essence jusque dans les années 1970, et des engrais utilisés en agriculture, en Jamaïque et ailleurs, depuis le milieu du siècle dernier. 

Les oiseaux moqueurs ne chantent pas au hasard

Les oiseaux moqueurs aiment imiter ce qu’ils entendent. Et ils suivent des règles.

Le moqueur polyglotte d'Amérique du Nord par exemple, est capable de copier le chant d'autres oiseaux, mais aussi des bruits de sirène ou d'alarme de voiture. Il imite, et crée aussi son propre chant, basé sur ce qu'il entend. Des chercheurs du Max Planck Institute ont essayé d’en savoir plus

Les imitations du moqueur polyglotte sont si complexes qu'il a fallu un neuroscientifique, un ornithologue et un musicologue pour les décrypter. Les moqueurs sont capables de changer de timbre, de hauteur de ton, d'allonger ou raccourcir les transitions entre une imitation et le chant naturel.

Et l'oiseau moqueur n'enchaîne pas au hasard les mélodies qu'il imite. Au contraire, il séquence des extraits de mélodie selon des règles cohérentes, c’est ce qu’a confirmé un algorithme, utilisé par les scientifiques.