Les meilleurs films de la semaine ©Getty - Ludvig Omholt
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Résumé

De l'horreur, du suspens de l'amour et de la politique. Christine Masson et Laurent Delmas vous conseillent.

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« Contes du hasard et autres fantaisies », de Ryūsuke Hamaguchi

Trois femmes aux vies et aspirations différentes, mais avec toutes des relations sentimentales compliquées. Une séduction qui tourne mal, un triangle amoureux hasardeux et une rencontre née d'un malentendu. Ces trois femmes vont devoir faire un choix.

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Christine Masson : « Trois histoires de femmes sur le choix, l'importance d'une rencontre et la force du souvenir. Trois femmes confrontées à leurs désirs dans une analyse abyssale des sentiments. Un cinéma bavard, certes, mais aux dialogues brillants, complexes, subtils et sensuels. Yamaguchi film le récit d'une action passée plus que l'action elle même. Et ce qui est dingue, c'est que ce récit est tellement bien joué, tellement finement mis en scène, qu'on a l'impression de vivre l'action avec la protagoniste qui la raconte comme un vrai tour de magie. »

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Laurent Delmas : « Tout est en trois. Il y a trois contes. Il y a à chaque fois une introduction, un récit avec une vraie problématique et puis une résolution surprenante. C'est extrêmement complexe, si bavard comme on aime et si bavard, y compris dans l'érotisme. Il y a une façon de sublimer le bavardage qui est absolument sidérant. Hamaguchi arrive à faire des choses incroyables.

« Employé/patron », de Manuel Nieto Zas

Un exploitant agricole subit des difficultés sur sa plantation. À côté de cela, l'état de santé de son bébé est inquiétant. Pour se dégager du temps, il décide d'embaucher un jeune homme de 18 ans qui cherche à tout prix à gagner de l'argent pour sa famille. Un jour, un événement terrible survient à la plantation.

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Christine Masson : « L'histoire de deux jeunes hommes, deux jeunes hommes aux deux extrémités de l'échelle sociale. »

Laurent Delmas : « C'est un film âpre, ce qu'il raconte est d'une amertume totale. C'est une description de la société uruguayenne totalement fracturée. On trouve effectivement la classe d'en bas aliénée par l'alcool et la drogue, et puis la classe d'en haut, qui affiche un mépris incroyable pour pour les autres. Tout ça est enrobée avec une vraie cinématographie. C'est assez glaçant, il faut bien le dire. »

« En même temps », de Gustave Kervern et Benoît Delépine

Un maire de droite décomplexé cherche à faire construire un parc de loisir en bordure de sa commune. Le terrain choisi est celui d'une forêt primaire, ce qui fait bondir les écologistes du coin et leur représentant. À la veille du vote, le maire tente une dernière fois de corrompre son opposant. Cependant, rien ne se passe comme prévu. Un groupe de féministes les piègent et parvient à les coller ensemble.

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Laurent Delmas : « 108 minutes, c'est quand même un peu long pour deux personnes collées l'une à l'autre. C'est filmé à la va vite. C'est aussi un peu écrit à la va vite. Ça se voudrait très corrosif, attaquant beaucoup la société française. On rit de temps en temps, heureusement. Mais ce qui est gênant, c'est la toute fin du film. Là, on est un petit peu dans le malaise. »

« Inexorable », de Fabrice Du Welz

Marcel, écrivain à succès, sa femme Jeanne et leur fille, emménage dans une grande demeure à la campagne. La raison ? Jeanne a hérité à la mort de son père. Alors que la famille prend ses marques, une mystérieuse jeune fille nommée Gloria, fait son apparition. Peu à peu, elle va s'immiscer dans leur vie intime et briser le fragile équilibre qu'ils avaient réussi à maintenir après de nombreuses années de mariage.

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Laurent Delmas : « Franchement Du Welz, il faut quand même essayer de faire bouger les choses. Il y a trop de références. Tout ça est convenu, c'est protocolaire. Il n'y a aucune surprise jusqu'à la fin. »

Christine Masson : « Je retiendrai cette scène de fête d'anniversaire enfantin dans laquelle du Welz parvient enfin à faire du hors piste. C'est une scène assez subversive. Et on le rappelle, un très bon Benoît Poelvoorde.

« Libertad », de Clara Roquet

C'est l'été. Nora, une jeune espagnole de 15 ans part comme tous les ans avec sa famille en vacance. Mais une autre jeune fille, Libertad, fait irruption dans sa vie. Les deux filles n'ont rien en commun mais vont nouer ensemble un lien profond à leur entrée dans l'adolescance.

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Christine Masson : « Une double initiation cruelle sous le soleil et peu à peu, vont s'amorcer des rapports de force entre la fille des patrons et celle des domestiques et déteindre ensuite sur les adultes de la maison. Exceptée la grand mère atteinte d'Alzheimer, c'est elle le personnage le plus passionnant. Finalement, sa maladie efface les barrières sociales et porte le film vers un final onirique. »

« O fim do mundo », de Basil Da Cunha

Reboleira est un petit bidonville, en cours de destruction aux abords de Lisbonne. Le Jeune Spira y retourne après huit ans d'absence. Il y retrouve ses amis et sa famille et redécouvre le quartier où il a grandi. Mais un trafiquant du coin le menace et lui fait bien comprendre qu'il n'est pas le bienvenu.

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Laurent Delmas : « Ce qui est très étrange, c'est que pendant un certain temps durant le film, on se dit qu'on est au Brésil. Jusqu'au moment où on découvre qu'on est au Portugal. Et là, les choses se coince un peu plus. Pour nous, Européens tranquilles que nous sommes, on se dit 'Ah bah oui, c'est à nos portes, ça'. Ce film décrit une sorte de tragédie crépusculaire. Le film commence par un grand baptême. Il se finit par un enterrement. Les choses sont claires : la mort est au travail. On sort rincé de ce film, tellement ce qu'il décrit est tout à fait saisissant. »

« La règle du jeu », de Jean Renoir

Un marquis organise une partie de chasse, suivie d'une grande fête dans son domaine en Sologne. Tout le monde est à sa place : les invités fortunés s'amusent, les domestiques accueillent le beau monde. C'est le moment des rencontres et des retrouvailles, dans ce monde rempli de conventions où l'amour vient tout chambouler.

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Laurent Delmas : « J'envie ceux qui n'ont pas encore vu la règle du jeu. 'Le film des films', disait Truffaut. Comme le dit l'un des personnages : 'Sur cette terre, il y a une chose effroyable, c'est que tout le monde a ses raisons'. Phrase abyssale que je vous invite à méditer. C'est Marivaux, plus Marx, plus Beaumarchais, enfin c'est un chef d'œuvre.

« Béla Tarr, le maître du temps »

Carlotta Films propose une rétrospective sur le réalisateur Béla Tarr en 3 films : Le Nid familial (1977), L'Outsider (1981), Damnation (1987). L'occasion découvrir ou de redécouvrir les débuts de ce grand cinéaste.

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Laurent Delmas : « C'est un très grand cinéaste, qui manie sa caméra comme peu de gens l'ont fait et le font encore à travers le monde. »

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