Allons au cinéma ©Getty
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Résumé

Christine Masson et Laurent Delmas vous aident à faire vos choix

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The Father de Florian Zeller

The Father raconte la trajectoire intérieure d’un homme de 81 ans, Anthony, dont la réalité se brise peu à peu sous nos yeux. Mais c’est aussi l’histoire d’Anne, sa fille, qui tente de l’accompagner dans un labyrinthe de questions sans réponses

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Christine Masson : "Loin du théâtre filmé, le cinéma, au contraire, aide Zeller à illustrer subtilement ce chaos mental en jouant sur les décors et la mise en scène se fait onirique. Au centre de cette histoire, il y a un acteur qui ne surjoue jamais ni dans ses absences, ni dans cette conscience subite qui le rend cynique, agressif, avec même quelques relents lointains d'Hannibal. 

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Parfois, il suffit d'un seul plan pour mesurer le talent d'un acteur. 

C'est celui Hopkins se regarde dans le miroir. C'est très furtif. Il se regarde vraiment comme un moment de pleine conscience, seul face à lui même. Oui, un moment de vérité face à lui. Et ne l'oublions pas, il Olivia Colman, la fille, le témoin, impuissante comme nous tous, devant ce désastre, cette déliquescence."

Laurent Delmas : "Je serais un petit peu plus sévère. J'aurais juste quatre postulats. 

  1. La vieillesse est un naufrage. 
  2. Anthony Hopkins est le grand acteur que vous d'écrire. 
  3. Un portrait clinique ne fait pas un film. 
  4. Zeller n'est pas un grand écrivain et je crains, hélas, qu'il ne soit pas un grand cinéaste. 

Dans tous les cas, quand on a une belle trouvaille littéraire comme celle qu'il a, à un moment du film ou son personnage, le personnage qui est atteint de l'Alzheimer, dis : "Je suis comme un arbre dont les feuilles tombent" à ce moment là, comme le faisait l'air mettre sa caméra face à un arbre dans la rue. Moi, ça me pose un problème. Voilà, c'est ça qui est un peu dommage. C'est que cette lourdeur didactique, je l'ai senti tout au long du film." 

Sons of Philadelphia de Jérémie Guez

Philadelphie. Il y a trente ans, la famille de Michael a recueilli Peter à la mort de son père, dans des circonstances opaques. Aujourd’hui, Peter et Michael sont deux petits malfrats aux tempéraments opposés. L’un est aussi violent et exubérant que l’autre est taciturne. Quand Michael est désigné comme « gênant » par la mafia italienne », le passé trouble de la famille ressurgit…

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Laurent Delmas : "On sent l'ombre de Scorsese, de James Gray, de Clint Eastwood. Il faut reconnaître à ce cinéaste français, cette belle ambition de se mettre dans ces traces là. Et en même temps, le problème, c'est que dans ces cas là, l'héritage est tellement écrasant, et il s'en détache très peu, finalement. Le très gentil Peter face au très méchant Michael, on a l'impression d'avoir vu ça 25 fois. La surabondance des scènes nocturnes et la surabondance des scènes de violence qui, tout d'un coup, se déchaînent, sans oublier le passé traumatique qui revient par Flashback, tout ça, donne une impression de déjà vu." 

Une grande maîtrise visuelle, deux grands acteurs face à face. Mais est ce que ça fait vraiment pour autant un film original ? Je crains que non. 

Hospitalité de Kôji Fukada

Au cœur de Tokyo, la famille Kobayashi vit paisiblement de l’imprimerie. Quand un vieil ami de la famille réapparaît, aucun ne réalise à quel point il est en train de s’immiscer progressivement dans leur vie… jusqu’à prendre leur place.

Laurent Delmas : "L'humour avec lequel Fukada traite de ces deux thèmes croisé, la famille et l'immigration, c'est tout à fait plaisant, singulier et très, très attachant."

Balloon de Pema Tseden

Au cœur des étendues tibétaines, Drolkar et son mari élèvent des brebis, tout en veillant sur leurs trois fils. En réaction à la politique de l’enfant unique imposée par Pékin, elle s’initie en secret à la contraception, pratique taboue dans cette communauté traditionnelle. La maigre réserve de préservatifs qu’elle se procure au compte-gouttes devient alors son bien le plus précieux. Le jour où elle surprend ses enfants en train de jouer dehors avec les « ballons » volés sous son oreiller, Drolkar sait aussitôt qu’elle va devoir tout affronter : les reproches des aînés, le poids de la tradition, le regard des hommes. Et une naissance à venir…

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Laurent Delmas : "C'est une façon très, très intelligente de passer outre la censure chinoise qui interdit de remettre en cause notamment la politique de l'enfant unique. C'est un film extrêmement poétique et extrêmement ambitieux, avec une façon d'utiliser des préservatifs sous forme de ballons absolument réjouissante."

Si le vent tombe de Nora Martirosyan

Auditeur international, Alain débarque dans une petite république auto-proclamée du Caucase afin d’expertiser la possibilité d’ouverture de son aéroport. Au contact des habitants du Haut-Karabagh et d’un mystérieux enfant, Alain s’ouvre à un monde nouveau et risque le tout pour le tout.

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Christine Masson : "Un mot sur Grégoire Colin. Parce que cet acteur est fascinant. Cette grande silhouette, cette voix grave, cette belle gueule, c'est un acteur rempli de mystère, comme son personnage. Colin, il est né acteur dans les années 90, très présent au cinéma de Claire Denis. Vu ici et là, sans jamais percer vraiment. Et comme si rien ne l'atteignait, ni la gloire, ni l'oubli."

Vers la bataille d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux

Vers 1860, Louis, un photographe, réussit à convaincre un général de l’armée française de l’envoyer au Mexique pour prendre des clichés de la guerre coloniale qui y fait rage. Sur place, perdu entre les lignes, toujours à contretemps, Louis est incapable de trouver les combats et de prendre le moindre cliché.
Sa rencontre avec Pinto un paysan mexicain auquel il va lier son destin, va le conduire à découvrir, non la gloire et l’argent, mais un moyen d’affronter les fantômes de son passé.

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Christine Masson : "Pour un premier film, on peut dire que c'était un sujet super ambitieux et passionnant. Les débuts de la photo et cet anti-héros, comme un ancêtre des reporters de guerre face à l'horreur de la guerre et déjà cette référence au fake-news. 

Seulement voilà, ce n'est pas Werner Herzog et ses ténèbres et sa poésie, même si Malik Zidi est un excellent acteur, le scénario, malheureusement, ne donne pas assez de chair à son personnage ni à l'amitié qui le lie à ce paysan. 

Enfin, pour nous impliquer vraiment, nous, spectateurs, malgré l'image très belle, malgré la musique moderne, en contraste avec l'époque, avec ses vibrations, il n'évite pas, malheureusement, l'ennui dans ce parcours initiatique. Et pourtant, c'est une belle promesse. On attend les prochains films de ce réalisateur."

Il mio corpo de Michele Pennetta

Sous le soleil de Sicile, Oscar récupère de la ferraille avec son père. A l’autre bout de la ville, Stanley le Nigérian vivote grâce aux petits travaux donnés par le prêtre de la paroisse. Tous deux ont le même désir, celui d’une vie meilleure…

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