Professionnels et amateurs posent pour l'habituelle photo - Agence roscosmos
Professionnels et amateurs posent pour l'habituelle photo - Agence roscosmos
Professionnels et amateurs posent pour l'habituelle photo - Agence roscosmos
Publicité
Résumé

Thomas Pesquet, au commandement d' ISS, doit veiller sur la totalité des astronautes à bord mais aussi des nouveaux venus: l'équipe cinéma russe. Une cohabitation inédite dont il a la responsabilité aussi sur le plan de la sécurité.

En savoir plus

Au lendemain de sa prise de fonction comme nouveau commandant de l'ISS, l'astronaute français a vu arriver trois nouveaux venus : Ioulia Perressild, actrice, Klim Shipenko réalisateur et l'astronaute Anton Chkaplerov venus tourner quelques scènes du premier film réalisé dans une station orbitale par des professionnels du cinéma. Thomas Pesquet en a la responsabilité en raison de sa nouvelle fonction. Mais comme ils sont arrivés avec un vaisseau Soyouz, ils sont plutôt cantonnés dans les modules russes de la station. Finalement, l'équipage 65 ne les côtoie guère. Mais savoir-vivre et coopération internationale oblige, ces "touristes" peu habitués à l'apesanteur ont droit aux mêmes égards que s'ils étaient astronautes.

"Oui, on commence avec une tâche qui n'est pas habituelle. Il est vrai que dans notre monde à nous, on est tous un peu les mêmes. On a la même formation, on se connait tous, on s'entraîne ensemble, on a la même vie. Et là, on voit arriver des gens de l'extérieur qui ne sont pas du même monde. Sans être péjoratif, nos mondes sont différents. Mon rôle est de veiller à ce que tout se passe bien. Ils n'ont pas reçu d'entrainement sur notre côté de la station. Ils ne connaissent que le côté russe. Dans nos modules, la règle est qu'ils ne peuvent pas venir s'ils ne sont pas accompagnés car on ne veut pas qu'ils se cognent ou appuient sans le vouloir sur un bouton. Mais tout cela se fait de façon cordiale. Il faut qu'ils comprennent que dans une station, il y a des règles strictes et c'est à moi de les faire respecter. Et de mon côté, je veux que tout le monde s'entende bien sur le même navire sans se regarder en chien de faïence."

Publicité
L'actrice russe Ioulia Perresild arrive dans l'ISS
L'actrice russe Ioulia Perresild arrive dans l'ISS
- Agence ROscosmos

On a prévu de les convier à un dîner spatial. Même si ce n'est pas un banquet façon Astérix, c'est quand même une tradition, un bon repas sauf que la nourriture vole au dessus de la table et donc on partagera sûrement des histoires. Ils auront sûrement des histoires à raconter. Ce sera deux façons de voir les choses, sûrement sympa."

Sont-ils totalement sous votre responsabilité ?

"Oui, en tant que commandant, tout le monde est sous ma responsabilité. C'est à moi de veiller que tout se passe bien. Quand le commandant est du coté "OUEST", États-Unis, Europe, Japon et Canada (pardon pour l'entorse à la géographie), il a toujours une sorte de second dans le côté russe. Mon numéro 2 pour le segment russe, c'est Oleg. Ils sont hébergés du côté russe. Même si on leur a fait visiter la station, présenté les règles de sécurité, pour la toilette, la nourriture, la vie de tous les jours, ce sont nos collègues russes qui les ont briefés. Évidemment, Megan étant la seule femme de l'équipage, elle a eu des attentions pour Ioulia pour que tout se passe bien.

On les voit de temps en temps tourner. Klim qui est le réalisateur, tourne avec un casque de rugby pour ne pas se cogner parce que lorsqu'il regarde dans l'œilleton de sa caméra, il ne voit pas ce qui se passe autour et il est encore un peu malhabile dans ses déplacements ! C'est marrant à voir."

Cette semaine, on a vu que la culture de poivrons avait l'air de bien marcher dans l'espace et que vous preniez goût au jardinage !

"Ouais, après presque 6 mois sans avoir vu la nature, la terre, la verdure, on est peut-être un peu plus sensible. C'est vrai que ça a un côté sympa. À chaque fois qu'on ouvre le rack où ces plantes sont en train de grandir, tout le monde vient faire un tour, prend une photo. C'est assez rigolo. Je ne pensais pas que ça créerait un tel engouement. Mais je crois que c'est aussi parce qu'on commence à penser au retour. Une plante, quelque chose qu'on fait grandir, c'est un lien avec la vie, un lien avec la terre nourricière, un truc un peu profond, atavique de l'être humain. On s'y est attaché et puis de façon plus prosaïque, cela nous fera de la nourriture fraîche. Même si ce sont des piments doux (j'ai d'ailleurs appris qu'il y avait une échelle des piments et que ceux là étaient moitié moins piquants que les Jalapenos, les piments mexicains), on a hâte de les incorporer aux menus."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Références

L'équipe

Sophie Bécherel
Sophie Bécherel
Sophie Bécherel
Production