Pyotr Dubrov, photographié pendant une sortie dans l'espace de sept heures pour mettre hors service le compartiment d'amarrage Pirs qui sera remplacé dans le futur par le module de laboratoire Nauka. - NASA
Pyotr Dubrov, photographié pendant une sortie dans l'espace de sept heures pour mettre hors service le compartiment d'amarrage Pirs qui sera remplacé dans le futur par le module de laboratoire Nauka. - NASA
Pyotr Dubrov, photographié pendant une sortie dans l'espace de sept heures pour mettre hors service le compartiment d'amarrage Pirs qui sera remplacé dans le futur par le module de laboratoire Nauka. - NASA
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Résumé

Le rythme de travail a commencé à s’intensifier cette semaine à bord de la Station spatiale internationale, notamment parce que la première sortie dans l’espace a eu lieu et parce que l’équipage s’est préparé à accueillir un vaisseau cargo ravitailleur, tout en continuant un programme scientifique intense.

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Au cours de cette mission, quatre sorties extravéhiculaires (EVA) sont prévues. La première, effectuée par les Russes Oleg Novitskiy et Piotr Dubrov, devait préparer l’arrivée d'un nouveau module cet été. Ce samedi 5 juin, le 22eme vaisseau ravitailleur de SpaceX doit aussi s’amarrer à l’ISS. "On a eu un départ [de mission] assez relax, même si l'on bosse 12 heures et demies par jour en comptant le sport. Désormais, avec l’arrivée de SpaceX 22, on va avoir un mois pour réaliser deux EVA, faire tout le programme scientifique qui correspond aux nombreux échantillons que le vaisseau ravitailleur transporte et devront repartir au sol avec lui", explique Thomas Pesquet. 

Tout ça va aller très vite : "D’autant que le rythme va continuer avec le prochain SpaceX 23, en août, un nouveau module russe dans lequel j’aiderai aux opérations de mise à poste en juillet, un nouveau cargo Cygnus en juillet… La prochaine fois qu'on aura l'occasion de lever le nez du guidon, il se peut très bien que l'été soit passée et qu'on soit déjà en septembre !"

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4 min

FRANCE INTER : Vous accueillez un vaisseau ravitailleur aujourd'hui. Qu'est ce que vous vous attendez à trouver dedans ? Des surprises ?

THOMAS PESQUET : "Il y a toujours deux parties. La cargaison non pressurisée, qui reste à l’extérieur et qui contient les panneaux solaires, et la partie pressurisée que l’on va ouvrir et qui contient tout ce dont on a besoin, la nourriture, les vêtements, les expériences scientifiques. Peut-être des surprises oui car il y a un petit frigo connecté dans SpaceX. Des fruits frais, des pommes, des oranges, des oignons ? Ce n'est pas terrible cru, mais je ne sais pas pourquoi les russes aiment bien. C'est bon pour la santé. Et peut-être du fromage. Je ne sais pas, je vous dirai après l'ouverture !"

Deux de vos coéquipiers russes ont fait une sortie dans l'espace cette semaine. Vêtus d'un scaphandre pressurisé bien sûr. Mais y a-t-il des différences entre combinaisons spatiales russes et américaines?

"Oui. La principale différence est que la combinaison russe est à en entrée par l’arrière. C'est bizarre; le grand sac à dos qui fait partie intégrante de la combinaison qui contient tous les systèmes, l'oxygène, le réchauffage, la radio, les propulseurs tout ça est dans le sac à dos. Il s'ouvre sur sa charnière et on enfile la combinaison en entrant dedans par l’arrière. On met un pied, un bras et l’autre et on ferme avec un petit levier. La combinaison américaine, elle, est en plusieurs morceaux : on enfile le haut, le bas puis les gants. Il y a trois tailles de torse alors que la russe n'a qu'une taille. La combinaison russe est plus facile à mettre en œuvre, demande moins de réglages, est prête plus vite mais est moins adaptable. L'américaine c'est un peu la Ferrari, tandis que la russe c'est le 4X4. Mais pour avoir fait l'entrainement avec les deux, elles marchent tout aussi bien l'une que l'autre."

Références

L'équipe

Sophie Bécherel
Sophie Bécherel
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Production