Visite de la ministre de la Culture Françoise Nyssen dans les locaux de Quantic Dream en décembre 2017
Visite de la ministre de la Culture Françoise Nyssen dans les locaux de Quantic Dream en décembre 2017 ©Maxppp - Leon Tanguy
Visite de la ministre de la Culture Françoise Nyssen dans les locaux de Quantic Dream en décembre 2017 ©Maxppp - Leon Tanguy
Visite de la ministre de la Culture Françoise Nyssen dans les locaux de Quantic Dream en décembre 2017 ©Maxppp - Leon Tanguy
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Le studio de jeux vidéo français a fait l'objet d'une enquête de trois médias sur les conditions de travail dans l'entreprise. Enquête contestée par ses dirigeants et certains employés, mais aussi par un panel d'avocats virtuels assez hétéroclite.

Contrefeux virtuels

On ne reviendra pas ici sur le fond de ces enquêtes, réalisées par Le Monde, Mediapart et Canard PC, mais sur ce qu'elles ont déclenché sur le web, où l'on a assisté à plein de choses intéressantes. Quelques heures à peine après la publication des articles (tous en accès payant, avant d'être repris plus largement par d'autres médias spécialisés), on a vu arriver plusieurs réactions parfois très tranchées pour défendre le studio, allant même chez certains jusqu'à affirmer que tout est "bidonné" : des tweets ou des vidéos, citant des sources en interne et évoquant une vengeance personnelle par médias interposés.

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Un contrefeu classique, certes, mais qui a dépassé la simple communication (légitime) de  l'entreprise, qui a bien sûr le droit de se défendre. Car cette défense n'a pas toujours été très spontanée : on a ainsi découvert qu'un youtubeur influent (qui avait immédiatement contredit l'enquête) faisait partie des destinataires d'un message envoyé par des employés pour leur demander, avant que la moindre ligne soit publiée, de se préparer à défendre le studio dès la publication... Tout ça, en reprenant presque mot pour mot la défense officielle de l'entreprise.

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Plus  largement, cette contre-offensive met particulièrement bien en lumière un phénomène pas vraiment nouveau, mais qui prend de l'ampleur : la défiance grandissante envers les journalistes et leur travail, qu'on met (au mieux) au même niveau que des éléments de communication repris par des influenceurs sur les réseaux sociaux ou sur YouTube, ou (au pire) carrément en-dessous... Selon ce qu'on a envie ou non de croire.

La vidéo de la semaine : le melon du Pérave

C'est un mea culpa de notre part. Vous vous souvenez peut-être de cette vidéo évoquée dans cette chronique la semaine dernière, "Gerald, l'homme  qui prend tout au premier degré", qu'on devait à la chaîne YouTube du Pérave... En fait, nous n'aurions sans doute jamais dû l'évoquer : la vidéo fait le buzz depuis, et Le Pérave a un peu pris la grosse tête, comme le montre sa dernière vidéo.

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L'équipe

Olivier Bénis
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