Lidia - La cour d'immeuble de Lidia vue depuis sa fenêtre
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Ce soir, deux ukrainiennes nous parlent de leur vie à Kyiv et ses alentours. Lidia est restée dans son quartier, car ses deux fils et son mari se sont engagés dans l’armée. Sonia, elle, est rentrée en Ukraine pour intégrer les forces de défense territoriale.

Lidia, Kyiv

Lidia est professeure de français, et elle vit à Kyiv. Depuis le début de la guerre, elle participe aux efforts de défense ukrainiens en fabriquant des filets de camouflage aux côtés d’autres femmes dans un petit atelier de la capitale. Elle aurait pû quitter la ville, mais elle choisit de rester pour rester proche de son mari et ses deux fils, qui se battent dans la région de Kyiv.

"Je suis à Kyiv. Il est 20 heures. J’observe mon quartier depuis mon balcon. C’est mort, il n’y a aucune lumière. J’entends de temps en temps des explosions au loin."

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"Depuis que la guerre a commencé, je me suis mise à confectionner des gilets de camouflage. J’attends des messages de mes deux fils qui se sont engagés, et de mon mari. Je suis un peu perdue dans le temps, je ne sais plus quel jour nous sommes. Je sais qu’on en est au 16e jour de la guerre. Il a 16 jours, tout a basculé pour moi."

"J’ai décidé de rester à Kyiv parce que mes fils se battent pas très loin de là. Ils ne peuvent pas me dire où ils sont exactement, mais je sais qu’ils sont en banlieue. Ils m’écrivent une fois par jour, si il y a internet. Mon mari est dans le bataillon de défense territoriale de mon arrondissement. Mes trois hommes sont ici, moi je ne peux pas partir ! Je ne peux pas, je ne veux pas… Je voudrais rester ici. Je les attends."

Sonia, alentours de Kyiv

Il y a quelques semaines à peine, Sonia vivait une vie paisible dans le Grand Est français où elle travaillait comme juriste. Aujourd’hui, elle est membre des forces de défense territoriale autour de Kyiv, où elle assiste les médecins, et forme les soldats aux premiers secours. Dès le début de la guerre, elle n’a ressenti aucune hésitation : elle devait rentrer à Kyiv, défendre son pays. 

"En fait je n’ai pris qu’un petit sac à dos qui était dans mon appartement en France, parce que le voyage était compliqué. J’ai dû prendre le bus, l’avion etc… Donc j’ai vraiment que mon petit sac à dos avec mes documents, mon ordinateur portable, ma trousse de toilette, un t-Shirt et c’est presque tout." 

"Je suis maintenant dans notre petite salle où on a improvisé un cabinet médical. On y stocke tous de médicaments. C’est aussi là que moi et deux autres médecins dormons. On dort par terre avec des sacs de couchage." 

"Je suis désolée, je n’enregistre pas beaucoup de sons autour de moi car si je le faisais vous risqueriez d’apprendre trop de gros mots ukrainiens ! Parce que vous savez bien que les soldats les utilisent… Et moi je commence à les utiliser aussi beaucoup. C’est un peu drôle parce que parfois utilise beaucoup de gros mots russes. Par exemple on dit “putain” en russe : c’est “blyad”.

Retrouvez son témoignage, et les autres messages d’Ukraine sur le compte Twitter de France Inter :

#NotesvocalesdUkraine / #messagesdUkraine

Et sur les autres réseaux sociaux de Caroline Gillet :

Twitter et Facebook : @carolinegillet / Insta : @CarollineGilet

Programmation musicale

  • 18h35
    The fantasy life of poetry & crime
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    Pete Doherty & Fred Lo
    The fantasy life of poetry & crime
    Album The fantasy life of poetry and crime (2021)
    Label VIRGIN

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