Installation du tapis rouge ©AFP - Mustafa Yalcin / Anadolu Agency
Installation du tapis rouge ©AFP - Mustafa Yalcin / Anadolu Agency
Installation du tapis rouge ©AFP - Mustafa Yalcin / Anadolu Agency
Publicité
Résumé

Votre film est sélectionné au festival de Cannes ! Passées la surprise et la joie démarre, pour beaucoup, la course contre la montre. Terminer le film, à l'étalonnage, au mixage, ou aux sous-titres. Certains arrivent in extremis sur la Croisette...L'enjeu est énorme...

En savoir plus

On imagine, en ce moment, la fièvre qui doit s'emparer du cinéaste américain James Gray. Son film " Armagedon time " en compétition pour la palme n'est pas terminé.

En France, à Paris, elle mixe sont tout premier long métrage " Rodéo " sélectionné dans la section Un certain regard. Gros enjeu pour la toute jeune réalisatrice Lola Quivoron. Nous l'avons rencontré dans son studio de mixage à Bastille.

Publicité

50 ans après sa sortie, Cannes classic célèbre cette année son anniversaire. " La maman et la putain " de Jean Eustache, toujours culte mais très abîmé par le temps...

Invité : Léon Rousseau. Il a supervisé la restauration sonore de ce film mythique. Elle vient de se terminer à temps pour la Croisette. La restauration d'un film commence souvent par le son. Ainsi Léon Rousseau à découvert La Maman et la putain qu'il n'avait jamais vu par la bande son : "La restauration du son ne consiste pas à refaire, à réenregistrer ou à remixer, mais à ramener l'expérience originale de cinéma. De nos jours, on a des outils numériques très puissants pour enlever beaucoup de souffle, beaucoup de clics, beaucoup de défauts. Mais ces outils n'enlèvent pas que les défauts, ils attaquent aussi les voix assez fortement. Et l'important, ce n'est pas ce qu'on enlève, c'est ce qu'on laisse. Donc l'idée, c'est d'aller chercher la meilleure source possible."

En l'occurrence, la copie originale du film a peu été exploité, une chance pour l'équipe de restauration : "On part d'un négatif son qui a des défauts du son optique, c'est à dire que les sifflantes sont un peu saturées. Il y a pas mal de défauts dus aux formats, qu'on enlève à la restauration, mais le négatif original est très, très bon. Comme le film n'a jamais vraiment été exploité en dehors de sa sortie initiale, les éléments optiques, c'est comme les disques vinyles, ils s'usent quand on s'en sert et celui là avait très peu servi."

Eustache a tourné son film comme un documentaire. Il n'y a pas eu de post-production, donc on entends tous les sons qui entourent les comédiens : "Il y a une réalité. Le film a un côté documentaire sur ce qu'était Paris en 70 / 71, qui est extrêmement intéressant à mon avis. Sur la restauration numérique, on aurait pu choisir de lisser tout ça et c'est évidemment pas les choix qu'on a fait. On a fait les choix d'être le plus respectueux possible."

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Et puis viennent les sous-titres, autre aventure, un art et une technique...

Invité : Joël Chapron, interprète et traducteur de Russe. Cette année il signe notamment les sous-titres du nouveau film de Kirill Serebrennikov.

Enfin, et pour ouvrir cette heure, un échange avec Michel Hazanavicius. Son nouveau film " Coupez ! " ouvrira, hors compétition, cette 75ème édition Cannoise qui se déroulera du 17 au 28 mai. Nous y serons en direct !

Coupez, c'est un film de zombie, ou plus exactement le making of d'un film de zombie. Mais c'est surtout une comédie. Derrière le détournement, il y a un véritable hommage à ceux qui fabriquent les films. "C'est l'histoire d'une série Z avec un réalisateur qui, somme toute, visait une tranquille série B. Dans le ratage, il y a quand même de l'héroïsme, il y a une certaine beauté. Les gens font du mieux qu'ils peuvent. Ils sont aussi touchants.

Dans le rôle de ce réalisateur survolté qui porte des chemise hawaïenne, il y a Romain Duris : "Je n'ai pas eu l'impression de faire un autoportrait, explique Michel Hazanavicius**.** Ce personnage balance entre les compromissions qu'on fait tout le temps qui sont nécessaires. Et puis il y a des moments de dignité ou d'ego de réalisateur un peu dérisoires. Donc, oui, ça peut être un autoportrait."

Le film aurait du s'appeler "Z comme Z", la sélection cannoise a changé la donne : "Soudain, le film fait l'ouverture de Cannes donc il devient international instantanément. Et c'est vrai que le plus grand festival du monde ouvre avec la lettre Z, aujourd'hui, il y avait un truc de mauvais goût. Mais "Coupez" c'est bien. J'allais dire c'est à double tranchant."

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Les films de la semaine :

  • "L’été l’éternité" de Émilie Aussel
  • "Il Buco" de Michelangelo Frammartino
  • "Limbo" de Ben Sharrock
  • "Miss Marx" de Susanna Nicchiarelli
  • "Les passagers de la nuit" de Mikhaël Hers
  • "Le roi cerf" de Masashi Ando, Masayuki Miyaji
  • "Ténor" de Claude Zidi Jr
  • "Varsovie 83, une affaire d’état" de Jan P. Matuszynski
  • "Jean-Pierre Mocky" en 9 films

Les cadeaux offerts aux invités :

La programmation musicale :

  • Adele - Oh my god
Références

L'équipe

Laurent Delmas
Laurent Delmas
Laurent Delmas
Production
Christine Masson
Production
Laurent Delmas
Laurent Delmas