Image extraite de "Nosferatu , fantôme de la nuit" de Werner Herzog (1979) ©AFP - Archives du 7eme Art / Photo12
Image extraite de "Nosferatu , fantôme de la nuit" de Werner Herzog (1979) ©AFP - Archives du 7eme Art / Photo12
Image extraite de "Nosferatu , fantôme de la nuit" de Werner Herzog (1979) ©AFP - Archives du 7eme Art / Photo12
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Résumé

Quel est le carburant secret de Werner Herzog ? Comment le réalisateur d'"Aguire" s'est imposé comme le plus grand réalisateur allemand de ces 40 dernières années ? Et pourquoi, en marchant, on accomplit toujours des miracles ? Pour répondre à ces questions : Antoine de Baecque, critique et historien du cinéma.

avec :

Antoine de Baecque (Professeur d'histoire du cinéma à l'École normale supérieure).

En savoir plus

Werner Herzog fait irruption en 1967 avec Signes de vie , un film centré sur la vie d'un soldat allemand, basculant dans la folie au moment de la seconde guerre mondiale. Les nains aussi ont commencé petits, qu'il réalise en 1970, décrit la révolte d'un groupe de nains reclus sur une île et évoque aussi bien les films de Tod Browning que ceux de Fernando Arrabal

L'année suivante, Le pays du silence et de l'obscurité, enregistre le quotidien d'une femme sourde et aveugle, et en 1975, La Ballade de Bruno raconte l'époque américaine et absurde d'un simple d'esprit incarné par Bruno S, un homme atteint de troubles mentaux. Et Werner Herzog n'a jamais arrêté : il tourne sans discontinuer depuis quarante ans, alternant films de fictions et documentaires : L'Énigme de Kaspar Hauser, La grotte des rêves perdus, Nosferatu, le fantôme de la nuit , le récent Grizzly Man ou encore Cobra Verde . Au fond, la trajectoire de Herzog tient dans un désir toujours inassouvi d'entrer en empathie avec toutes les formes de vie, ou de survie, et d'explorer des territoires inconnus, et peu importe qu'il s'agisse de contrées lointaines ou du système hollywoodien, qu'il a rendu méconnaissable et sauvage dans son fantastique remake de Bad Lieutenant, Escale à la Nouvelle Orléans en 2009.

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L'instant B.O : Assaut , John Carpenter, 1974

John Carpenter a 27 ans lorsqu'il réalise Assaut, son premier film professionnel. Tourné en 1975, en une vingtaine de jours et pour un budget ridicule, Assaut incarne à merveille la puissance de la série B, lorsqu'elle parvient à articuler une économie de moyen et une talent incomparable pour la mise en scène. Assaut est un chef-d'oeuvre du genre dont Carpenter a aussi composé la célèbre musique, très souvent samplée par des artistes de la scène électronique.

Références

L'équipe

Stéphane Bou
Production
Claire-Sophie Caulay
Collaboration
Caroline Le Bossé
Réalisation
Léa Minod
Collaboration
Annabelle Beugnet
Collaboration