Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges ©AFP - JACQUES DEMARTHON / AFP
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Résumé

Jean-Louis Bourlanges, député Modem des Hauts-de-Seine, président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale, est l’invité de "Questions Politiques". Une émission présentée par Ali Baddou avec Laurence Peuron (France Inter), Solenn de Royer (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions).

avec :

Jean-Louis Bourlanges (Député Modem des Hauts de Seine, président de la commission des affaires étrangères et ancien député européen, essayiste).

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Deux jours après l'annonce par le Premier ministre de restrictions sanitaires, Jean-Louis Bourlanges dit comprendre "les hésitations, le dilemme de l'exécutif" sur les mesures à prendre pour faire refluer l'épidémie de Covid-19. Prendre la décision de ne pas confiner la France pour la troisième fois "est un choix horriblement difficile mais il me parait légitime", dit-il. Le député Modem déplore néanmoins qu'on "ne mette pas assez sur la table de façon régulière, permanente et pleinement démocratique" tous les éléments sur lesquels sont fondées les décisions prises. 

Jean-Louis Bourlanges souligne le "traumatisme énorme" pour les jeunes que représentent les mesures de restriction. "Quand vous êtes jeunes, vous apprenez en société, vous travaillez en société, vous vous divertissez en société. Or ces trois choses sont interdites !" La question de confiner les plus vulnérables a-t-elle été suffisamment débattue, à ses yeux ? S'il s'y était dit favorable l'an dernier, il reconnaît aujourd'hui qu'il est "très difficile d'expliquer à des gens âgés qu'ils sont coupés de la société. Ils se sent déjà morts". 

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"Je pense que c'est l'honneur d'une société de considérer que des gens qui sont peut-être inutiles socialement méritent d'être traités comme des êtres humains et pas comme des futurs rebuts", poursuit le parlementaire, qui appelle à réfléchir à des mécanismes de formation, des phénomènes d'aide au revenu pour les 18-25 ans.

Y a-t-il un risque de désobéissance civiles face aux mesures sanitaires ? "Oui, il y a un risque", répond Jean-Louis Bourlanges_. "Mais ce qui me frappe c'est qu'il est moins fort que dans beaucoup d'endroits. Nous n'avons pas eu ce qu'il s'est passé aux Pays-Bas. Je trouve que les Français ont fait preuve de beaucoup de patient, de discipline"_.

La France "démunie" sans l'Europe

L'élu Modem estime que l'Europe a fait la démonstration de son utilité pendant cette crise. "Sans l'Europe, nous serions complètement démunis, exposés à la concurrence". Sur les vaccins, "l'Europe apporte une puissance de négociation dont nous bénéficions. Il y a des difficultés à fournir mais c'est normal". 

Pour Jean-Louis Bourlanges, le lent démarrage de la campagne de vaccination "reflète la domination excessive du principe de précaution" en France. 

"Il y a une timidité française qui ne nous rend pas agiles".

Selon lui, la crise sanitaire a montré les forces et les faiblesses de l'État français : celui-ci a été "un formidable assureur social", en revanche "comme prestataire de services, ça ne marche pas".

Sur la loi "séparatisme"

"Je me réjouis du changement de titre du projet de loi" [désormais intitulé "loi confortant le respect des principes de la République", ndlr], souligne le député des Hauts-de-Seine. "J'étais très gêné par le mot "séparatisme". Je crois qu'il n'y a en France qu'un groupe séparatiste, le séparatisme corse". Jean-Louis Bourlanges estime que les dispositions de la loi sont "à peu près satisfaisantes et positives". "La fabrication de la loi a eu un avantage énorme : la communauté musulmane a énormément réagi, bougé ; il y a quelque chose qui s’est mis en place", note-t-il.

Il assure que les députés sont "très attentifs" à ne pas mettre en cause de façon abusive l'instruction à domicile.

Sur la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon

"Je ne suis pas bonapartiste mais je reconnais l’extraordinaire parcours et l’œuvre immense de Napoléon dans notre histoire", déclare Jean-Louis Bourlanges. "On ne peut pas dire que Napoléon n’a pas fabriqué la France moderne"

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Ali Baddou
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