CNR : "Si c'est simplement une mise en scène, ça n'a aucun intérêt", estime Olivier Faure

Olivier Faure, invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 4 septembre.
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Olivier Faure, invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 4 septembre. ©Radio France
Olivier Faure, invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 4 septembre. ©Radio France
Olivier Faure, invité de Questions politiques sur France Inter, dimanche 4 septembre. ©Radio France
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Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Une émission présentée par Thomas Snegaroff, avec Carine Bécard (France Inter), Nathalie Saint-Cricq (France TV) et Françoise Fressoz (Le Monde).

Invité de Questions politiques ce dimanche sur France Inter, le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, éclaircit la position du PS au sujet du Conseil national de la refondation. Il défend également la taxe sur les super-profits, qu'il veut inscrire sur du long terme pour financier la transition écologique et énergétique. Le député de la 11ème circonscription de Seine-et-Marne répond aussi à la tribune de l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve dans le JDD, qui reproche au PS d'avoir été "toutouisé" par La France insoumise.

Des doutes sur l'objectif réel du CNR

Interrogé sur le Conseil national de la refondation, censé regrouper tous les acteurs publics autour de quelques grands thèmes de réflexion mais en réalité boudé par la plupart des partis, Olivier Faure apporte quelques précisions sur la position du PS. "Si c'est pour revivre ce que nous avons vécu avec le Grand débat et la Convention citoyenne", "si c'est simplement une mise en scène supplémentaire" et "contourner un parlement qui ne lui est pas favorable", "ça n'a aucun intérêt", estime le député. Le bureau national du PS annoncera sa position officielle mardi.

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Olivier Faure regrette qu'il n'y ait eu "aucune ouverture réelle de la part du président de la République et de sa majorité relative en juillet". "Est-ce qu'on va enfin prendre la mesure de ce qu'il se passe et faire en sorte qu'on puisse avancer ? Si le président de la République y est prêt, j'y suis prêt aussi. Mais il n'a donné aucun signe de cela, aucun signe à la gauche", souligne-t-il.

Faire de la taxe sur les super-profits une mesure de long terme

Le premier secrétaire du PS défend son idée d'une taxe sur les super-profits. "Il faut faire en sorte que l'argent généré profite au plus grand nombre. Quand il y a des entreprises qui préfèrent distribuer des dividendes plutôt que d'investir, oui c'est un problème", souligne Olivier Faure.

Il souhaite inscrire cette proposition sur du long terme, pour financer les transitions nécessaires afin d'arriver à la neutralité carbone : "L'idée n'est pas de faire quelque chose de symbolique mais d'arriver à rapporter suffisamment d'argent pour pouvoir engager les grandes transitions."

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Le PS "toutouisé" ?

Olivier Faure est aussi interrogé sur la tribune et l'interview de Bernard Cazeneuve parues ce dimanche dans le JDD. L'ancien Premier ministre socialiste, opposé à l'accord entre PS et LFI au sein de la Nupes, estime qu'"une autre gauche est possible, qui rompe avec l'outrance et le sectarisme". Il tacle notamment : "La gauche est sous la domination de Jean-Luc Mélenchon et la direction du PS s'est laissée 'toutouiser'."

À ce sujet, Oliver Faure répond être "habitué à ce qu'un certain nombre de socialistes ne soient pas aimables à mon endroit mais j'avoue que cela fait un certain temps que ce qui m'intéresse ce ne sont plus les socialistes qui sont contre tout le monde, cette gauche qui n'aime pas la gauche, les écologistes, les communistes, les insoumis". Il note aussi que, parmi les signataires du manifeste, figurent à la fois des "gens qui sont des soutiens de longue date d'Emmanuel Macron" et qui "bizarrement ont demandé aussi à être soutenus par la Nupes aux élections législatives".

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Olivier Faure affirme que le PS a gardé toute son indépendance par rapport à Jean-Luc Mélenchon : "Tous nos votes sont complétement libres", assure-t-il. Il réaffirme la pertinence, selon lui, du rassemblement de la gauche sous la bannière de la Nupes. "Moi, je cherche à construire un chemin pour l'ensemble de la gauche et des écologistes", explique-t-il, estimant que la "désunion" était ce qui rendait la gauche "stérile".

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