Jordan Bardella, du Rassemblement national, invité de Questions Politiques, sur France Inter.
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Jordan Bardella, du Rassemblement national, invité de Questions Politiques, sur France Inter.
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"TotalEnergies a aujourd’hui entre ses mains la possibilité de débloquer la situation", estime le candidat à la présidence du Rassemblement National Jordan Bardella, interrogé sur France Inter. La grève des raffineries dure depuis une dizaine de jours.

Sans afficher son soutien aux blocages "contraignants" des raffineries françaises, Jordan Bardella, eurodéputé Rassemblement national, dit "comprendre" les revendications des grévistes. Invité de Questions Politiques, dimanche sur France Inter, franceinfo canal 27 et Le Monde, le candidat à la présidence du RN déplore que ces blocages "pénalisent des millions de Français qui ont besoin d'aller travailler" mais considère que TotalEnergies, "dans un contexte de superprofits", a "entre ses mains la possibilité de débloquer la situation".

Dimanche, dans un communiqué, la direction e Totalenergies s'est dite prête à négocier dès octobre sur les salaires si les blocages cessent. La grève des salariés, menée par la CGT, dure depuis plus d'une dizaine de jours et a engendre de fortes tensions d'approvisionnement dans les stations-service.

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Jordan Bardella estime "anormal" qu'une "minorité de gens voient leurs revenus augmenter", "avec des profits anormaux", "indus", en référence à TotalEnergies qui a vu ses bénéfices doubler au deuxième trimestre 2022, passant de 2,2 milliards de dollars l'an passé, à la même période, à 5,7 milliards de dollars cette année. Selon l'eurodéputé RN, il est "parfaitement légitime", dans ce contexte, de demander une revalorisation salariale de l'ordre de 10%, comme réclamé par la CGT à TotalEnergies. "Une hausse de salaire de 10%, c'est 150 millions d'euros", poursuit Jordan Bardella, convaincu que le groupe peut se le permettre.

Une taxe sur les "superprofits" préparée par le RN

Comme Marine Le Pen avant lui, Jordan Bardella met en cause le manque d'anticipation du gouvernement dans ce dossier, ce qui explique, selon lui, le fait que les gens se ruent dans les stations-service. "Ils craignent des pénuries, ils ont raison, il n'y a pas de visibilité dans cette stratégie", précise-t-il. L'occasion pour celui qui brigue la présidence du RN de rappeler les propositions de sa famille politique en matière de politique énergétique.

Le RN entend proposer devant l'Assemblée nationale sa propre taxe sur les "superprofits", visant spécifiquement les sociétés pétrolières, gazières et de transport maritime de marchandises. Il compte également remettre sur la table la proposition de Marine le Pen de baisser la TVA "de 20% à 5,5%" pour l'essence, l'électricité, le gaz et le fioul, "des biens de première nécessité".

Enfin, pour résoudre le conflit social en cours chez TotalEnergies, Jordan Bardella estime qu'il ne "faut exclure aucune solution". "Dans le cas extrême où nous n'arriverions pas à débloquer la situation, que TotalEnergies assumerait une stratégie de blocage, il ne faut pas exclure de réquisitionner pour permettre aux Français de continuer à travailler", tranche l'eurodéputé.

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