Marine Le Pen
Marine Le Pen ©AFP - Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Marine Le Pen ©AFP - Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Marine Le Pen ©AFP - Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Publicité

Marine Le Pen, candidate RN à l’élection présidentielle, est l’invité de « Questions Politiques » ce dimanche. Une émission présentée par Thomas Snegaroff avec Carine Bécard (France Inter), Nathalie Saint-Cricq (France TV), Françoise Fressoz (Le Monde) et Alexandra Bensaid (France Inter).

Avec

"Aujourd'hui, il me manque une cinquantaine de parrainages" affirme dimanche sur France Inter Marine Le Pen, la candidate Rassemblement National à l'élection présidentielle, invitée de Questions politiques. "Nous n'avons pas les parrainages. C'est une situation qui, démocratiquement, est terrifiante. Je n'ai jamais été aussi inquiète" témoigne Marine Le Pen, à sept semaines du premier tour et à douze jours de la clôture de la période de recueil des parrainages.

"Je suis extrêmement inquiète parce que je m'aperçois que beaucoup de candidats sont dans la même situation que moi." Elle constate que "le réservoir s'est totalement asséché". "Les maires, depuis des décennies, disent que ce système ne fonctionne pas et que personne au pouvoir n'a voulu le changer."

Publicité

Eric Zemmour, "pas au second tour"

Marine Le Pen attaque également l’un de ses principaux adversaires, Eric Zemmour : "Il y a cette sensibilité sociale que j’ai et que je ne retrouve pas du tout chez Eric Zemmour. Moi, son programme économique et social, le mépris qu’il exprime au regard des gens dans la difficulté me fait terriblement penser à Emmanuel Macron."

Elle estime qu’il n’ira pas au second tour : "Il est celui qui a le moins de chance de gagner au second tour. Il est donné dans les sondages à dix points derrière moi face à Emmanuel Macron". Marine Le Pen étrille également le Président sortant et très probable candidat : "Au bout de cinq ans de mandat, Emmanuel Macron a été le Président des élites. Il avait pour le peuple un grand mépris. Toutes ses décisions ont avantagé financièrement les gens qui n’avaient pas besoin d’aides financières".

Malgré l’accident mortel, Le Pen toujours en faveur de la chasse

"Il y a une vraie question, c'est comment est-ce que l'on partage les forêts domaniales" entre chasseurs et promeneurs, s'interroge la candidate RN après la mort d'une randonneuse dans un accident de chasse, samedi, à Cassaniouze (Cantal). "Je considère que la chasse est une tradition ancestrale et qu'elle doit être maintenue", précise Marine Le Pen. Mais la question de la cohabitation entre les différents usagers des forêts "méritera peut-être que l'on se mette autour d'une table". Elle ne souhaite pas "empêcher les chasseurs de chasser le week-end", sinon, "ils ne pourront pas chasser".

"Ils travaillent les chasseurs", rappelle la candidate. Marine Le Pen plaide pour que l'on trouve "le moyen pour que les promeneurs et les chasseurs puissent, en toute sécurité, profiter de notre domaine qui est extraordinaire", tout en continuant à réguler la faune. Car "si ce ne sont pas les chasseurs" qui le font, ce seront "des fonctionnaires avec des fusils".

Ses propositions pour la désescalade en Ukraine

"Je pense qu'il serait raisonnable, pour que les tensions s'arrêtent, d'admettre que l'Ukraine ne rentrera pas dans l'Otan", l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, estime Marine Le Pen. "D'ailleurs, je pense qu'Emmanuel Macron a d'ores et déjà indiqué qu'il s'opposerait à l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan, je pense que c'est raisonnable", ajoute-t-elle.

Dimanche, le président de la République s'est entretenu à nouveau au téléphone avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à propos de la crise ukrainienne. "Je pense qu'il faut réclamer évidemment à la Russie de sortir définitivement du Donbass, qu'il faut faire appliquer les accords de Minsk, c'est-à-dire accorder aux deux Républiques de Lougansk et de Donetsk l'autonomie qui était prévue dans les accords de Minsk."

Selon la candidate RN, il faut également "reconnaître l'intégration de la Crimée à la Russie, car la Crimée ne repartira pas à l'Ukraine, tout le monde le sait." Elle conclut : "Il faut par un accord entre la Russie et l'Otan, l'Ukraine reste un Etat tampom, un Etat neutre sur le plan international", a défendu la candidate du RN à l'élection présidentielle.

"Il faut par un accord entre la Russie et l'Otan, l'Ukraine reste un Etat tampom, un Etat neutre sur le plan international", a défendu la candidate du RN à l'élection présidentielle.