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Adrien Quatennens, coordinateur de La France insoumise, dans Questions Politiques sur France Inter. ©Radio France - France Inter
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Résumé

Les députés LFI comptent s'opposer aux textes du gouvernement "à chaque fois qu'ils ne correspondent pas à l'idée que nous nous faisons de l'intérêt général" explique Adrien Quatennens, le coordinateur de La France Insoumise.

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Adrien Quatennens (Député La France insoumise du Nord).

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"Il n’y a pas d’arrangement possible" avec le gouvernement d’Emmanuel Macron, "nous avons un mandat, celui d’être dans l’opposition", affirme Adrien Quatennens, coordinateur de La France insoumise, député du Nord, invité de Questions politiques dimanche sur France Inter, franceinfo et Le Monde.

Alors qu'Emmanuel Macron estime que La France insoumise, à l'instar du Rassemblement national, n'est pas "un parti de gouvernement", Adrien Quatennens répond que ce n'est pas un parti "de son gouvernement, ça c'est clair" car il est dans l'opposition et que, être dans l'opposition, "en démocratie, ça a du sens, il faut chérir ça".

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Le coordinateur de LFI croit "qu'il n'y a pas de risque" que les communistes ou les socialistes, qui font partie de la Nupes, acceptent de participer à la coalition de gouvernement allant des Républicains au PCF que souhaite Emmanuel Macron. "Et puis, au-delà du risque, ça n'aurait vraiment pas de sens, ce serait illisible. (…) Je pense que la première personne qui, au sein de la Nupes, mettrait un seul doigt dans la proposition d'Emmanuel Macron, ce serait une purge absolue", ajoute-t-il.

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Pour lui, la Première ministre, Elisabeth Borne, doit "évidemment" exiger un vote de confiance aux députés. "C'est une tradition et c'est assez essentiel. Gouverner ne peut pas être un fait hors sol. Ça ne peut pas être un fait du prince." Le député du Nord se laisse la possibilité de présenter une motion de censure pour "remplacer" le vote de confiance si la Première ministre refuse de s'y soumettre.

En faveur de l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution

Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé de révoquer le droit à l'avortement. En réaction, en France, la cheffe de file des députés LREM Aurore Bergé a décidé de déposer une proposition de loi constitutionnelle pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution"Nous ne sommes pas à l’abri que ces droits fondamentaux et indiscutables" comme le droit à l'avortement "soient remis en cause" en France, "selon les alternances politiques et les pouvoirs qui pourraient venir en place", ajoute Adrien Quatennens. Le groupe LFI "propose de déposer une proposition de loi commune, à tous les groupes de l'Assemblée nationale qui souhaiteraient y travailler, parce que évidemment que sur ce sujet il faut absolument faire front et ce qui doit dicter d'abord et avant tout notre action c'est le fait de protéger ce droit".

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Adrien Quatennens rappelle également que les députés La France insoumise avaient déjà déposé une proposition de loi en ce sens en 2019 et qu'elle avait été refusée par la majorité présidentielle. Interrogé sur ses craintes d'une remise en cause prochaine du droit à l'avortement en France, Adrien Quatennens répond "qu'il faut toujours être prudent" , que les élus du Rassemblement national ne sont pas "clairs" sur le sujet et que certains discours d’Éric Zemmour, ex-candidat à la présidentielle, peut "laisser entendre qu'il y a des risques".