Colette : De quelques hommes et quelques femmes, de Debussy à Polaire

Colette et l'un de ses chats, en 1950
Colette et l'un de ses chats, en 1950 ©Getty
Colette et l'un de ses chats, en 1950 ©Getty
Colette et l'un de ses chats, en 1950 ©Getty
Publicité

Colette reçoit la radio dans son appartement, 9 rue de Beaujolais, un premier étage qui donne sur les jardins du Palais-Royal. Nous sommes l’hiver 1949-1950. Le jeune André Parinaud, lequel veut absolument éclairer les mystères de la fabrication du cycle des Claudine.

Avec

Colette n’était pas tout à fait une novice dans le monde de la radio : au début de la seconde guerre, dès 1939, elle avait fait pour « Paris-Mondial » des chroniques à l’intention de l’étranger, et notamment des États-unis. Elle avait aussi assuré sur le Poste-Parisien au printemps 1939, avec Maurice Goudeket, son dernier mari, une chronique intitulée « Courrier de Colette ». Et, avant même ces entretiens avec Parinaud, Colette avait déjà reçu la visite de la radio, en novembre-décembre 1948, mais pour y lire des extraits de ce qui deviendra Le Fanal bleu.

Claudine, c'est loin pour Colette. 1900-1904. Un succès inouï. Les quatre livres de la série étaient issus d’un véritable atelier d’écriture : la copie, dactylographiée, circulait entre une demi-douzaine de nègres sans qu’on puisse identifier ce qui venait de la plume et des souvenirs de Colette puis le maître d’œuvre, Willy, son premier mari, posait son sceau.

Publicité

« Vous n’êtes donc venu que pour me rappeler de mauvais souvenirs », dit-elle. La période s’est en effet mal terminée. Willy s’est éloigné avec une créature, Colette avec une marquise. Dans le dernier volume, Claudine s'en va, Willy, c'est Maugis, qui roule désormais sur l'or.

Re-lectures
20 min

L'équipe