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Rencontre avec les photographes Laurence Rasti et Aldo Soligno deux regards sur l'homosexualité interdite, en Iran et en Ouganda.

Laurence Rasti photographie l'homosexualité en Iran
Laurence Rasti photographie l'homosexualité en Iran
© - laurence rasti

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Jeune photographe suisse issue de la diaspora iranienne Laurence Rasti a rencontré des couples d'homosexuels iraniens exilés en Turquie. Elle expose son travail au Festival Circulations au 104 à Paris.

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Rasti
Rasti
© r - r

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Le but était de redonner un visage à ces gens, une identité à laquelle ils ne peuvent pas prétendre dans leur propre pays .

Photos choisies et commentées par leur auteur

L Rasti
L Rasti
© - laurence rasti

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L’un d’eux, lorsqu’il était petit s’amusait à porter les chaussures à talon de sa mère ainsi que son tchador à fleur bleu. A chaque fois qu’il se faisait prendre, ses parents le punissaient car il était tenu de se comporter comme un homme et non pas comme une femme.

Laurence Rasti

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L Rasti couple en forêt
L Rasti couple en forêt
© L Rasti - Rasti

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Etre un couple homosexuel en Iran, c’est vivre une histoire d’amour cachée...

Ici, les corps sont proches, se touchent mais pas vraiment. .

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Il était important à mes yeux de construire les images avec la personne, et donc d’écouter leurs témoignages. Ce jeune homme rêve de devenir styliste, une profession qu’il avait débuté enIran. Cependant, ses créations n’étaient pas appréciées car jugées trop dénudées...

L rasti jeune styliste
L rasti jeune styliste
© Rasti - L Rasti

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Jeune photographe italien, il partipe au Festival Circulation(s) avec le projet Let them show their faces sur les homosexuels en Ouganda. ce travail lui a permi de gagner le "Pride Photo Award" en 2014.

Let them show their faces
Let them show their faces
© Aldo Soligno 2014 - Aldo Soligno
  • Let them show their faces

Tout a changé en Ouganda le 24 février 2014 lorsque la loi anti-gay est passée. Stays S., 30 ans en témoigne : « Je vis maintenant dans la peur constante qu’on vienne frapper à ma porte, qu’on m’arrête, ou pire, qu’on me fasse disparaître ! ». Cette loi prévoit des peines d’emprisonnement à perpétuité pour tous ceux qui seront accusés d’homosexualité. Suite à son approbation, les journaux tabloïds du pays ont publié des centaines de photos de militants et d’homosexuels présumés avec comme titre « Pendez-les ». Dans cette série, le photographe a demandé à des militants LGBT ougandais de poser de dos et en contre-jour, créant ainsi les négatifs hypothétiques de toutes ces images diffamatoires publiées dans la presse à scandale ougandaise.

Le CENTQUATRE-PARIS entrée public : 5 rue CurialParis (19e arr.)Exposition en Accès libre jusqu'au 8 mars

circulation
circulation
© 104 - x

Circulation(s) présente les travaux de 21 jeunes photographes européens sélectionnés suite à un appel à candidature et à un jury composé de professionnels de l’image sous la houlette de la marraine de cette édition Nathalie Herschdorfer et du directeur du CENTQUATRE José Manuel Gonçalves.

Le catalogue de l'exposition est proposé par les editions Le Bec en l'air

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