Carlos Ghosn dans un hôtel à Beyrouth en février 2022. ©Maxppp - Olivier Lejeune - Le Parisien
Carlos Ghosn dans un hôtel à Beyrouth en février 2022. ©Maxppp - Olivier Lejeune - Le Parisien
Carlos Ghosn dans un hôtel à Beyrouth en février 2022. ©Maxppp - Olivier Lejeune - Le Parisien
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Résumé

L’ex-PDG de l’Alliance Renault-Nissan, sous le coup de deux mandats d’arrêts internationaux, n’a rien perdu de son aura au Liban. Il y bénéficie toujours de puissants réseaux et soigne sa communication pour tenter de réhabiliter son image.

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Réfugié au Liban où il ne risque pas l’extradition, Carlos Ghosn n’est ni un patron déchu, ni un fugitif. Malgré deux mandats d’arrêts internationaux lancés par la France et le Japon, il bénéficie du soutien d’hommes politiques et d’affaires, d’universitaires et de journalistes. Depuis sa villa au cœur du quartier le plus huppé de Beyrouth**, il entretient des relations avec l’élite du pays**, notamment le puissant groupe Saradar, qui détient une banque dont il possède encore près de 5%. “Ici, il est tranquille” résume un proche.

Les enquêteurs japonais et français soupçonnent le millionnaire d’être au cœur d’un vaste système de rétro-commission via Oman et le Liban. L’ex-patron de Renault-Nissan, qui dément toute malversation, doit faire face à une cinquantaine de procédures confiées à des équipes d’avocats répartis dans une dizaine de pays. Chaque semaine, il fait le point sur ces dossiers avec son avocat.

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Mais sa défense passe aussi par la réhabilitation de son image. Il a écrit deux livres, et participé récemment à un documentaire et une série télévisée produite par la plateforme émirati Shahid, avec la BBC et Alef one, la société du présentateur français Arthur. Il y donne sa version de son évasion. Il a par ailleurs créé un cycle de formation au management à l’Université maronite du Saint Esprit de Kaslik (USEK), dans laquelle intervient notamment Thierry Bolloré, son ex-bras droit. Chaque étudiant doit débourser 20 000 dollars pour y participer, mais, selon la responsable du cursus, ni Carlos Ghosn ni ses intervenants ne sont rémunérés.

Lire l'enquête intégrale :

Comment le “réfugié” Carlos Ghosn occupe son temps à Beyrouth, une enquête d'Aurélien Colly pour la cellule investigation de Radio France.

La programmation musicale de Secrets d'info :

Références

L'équipe

Jacques Monin
Jacques Monin
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Production
Aurélien Colly
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Cellule investigation de Radio France
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Jacques Monin
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Cellule investigation de Radio France
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