Le nombre d’études scientifiques augmente fortement, le nombre d’articles frauduleux aussi.
Le nombre d’études scientifiques augmente fortement, le nombre d’articles frauduleux aussi. ©Getty - Radanovic96
Le nombre d’études scientifiques augmente fortement, le nombre d’articles frauduleux aussi. ©Getty - Radanovic96
Le nombre d’études scientifiques augmente fortement, le nombre d’articles frauduleux aussi. ©Getty - Radanovic96
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De plus en plus de fausses études scientifiques sont produites par des logiciels. Si elles sont encore imparfaites, elles arrivent parfois à tromper des revues scientifiques, y compris les plus sérieuses.

Depuis quelques années, le nombre d’études scientifiques publiées explose. Rien qu’à propos de la Covid, il y en a eu 600 000 en un an. Et pour cause, l’urgence a poussé de nombreux scientifiques à partager leurs travaux même si ceux-ci n’étaient pas validés. “Certains médias se sont emparés de ces pré-prints, des brouillons de recherche”, explique Guillaume Cabanac, maître de conférences en informatique à l’université de Toulouse, “et les médias ont communiqué sur les résultats comme s’ils étaient définitifs.” Caroline Goujon, virologiste moléculaire à l’institut d’infectiologie de Montpellier, considère que certaines études préliminaires n’auraient pas dû se retrouver sur le devant de la scène médiatique.

Deux fois plus d’études publiées qu’il y a 10 ans

Même de prestigieuses revues scientifiques ont été entachées par la manipulation de données scientifiques. En cause : une pression importante à publier des études pour répondre le plus rapidement possible aux interrogations liées à la pandémie. “Normalement la science avance lentement, rappelle Elisabeth Bik, microbiologiste néerlandaise spécialisée en intégrité scientifique, je ne pense pas qu’on puisse produire de la bonne science quand on est dans l’urgence.”

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Les études scientifiques frauduleuses prolifèrent notamment via des générateurs de textes automatiques, ou encore des “paper mills” qui proposent à des doctorants et des chercheurs d’acheter une place d’auteur. Il existe également des revues dites “prédatrices”. Elles se font passer pour des revues sérieuses qui ont recours à des comités de relectures, tout en proposant un tarif de publication inférieur à la moyenne. Seulement, la relecture n’a pas lieu et en général le papier est publié très rapidement.

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