La société des eaux de Volvic, propriété de Danone, est suspectée de menacer la ressource en eau et d’avoir dissimulé une décharge sauvage.
La société des eaux de Volvic, propriété de Danone, est suspectée de menacer la ressource en eau et d’avoir dissimulé une décharge sauvage. ©AFP - Thierry ZOCCOLAN
La société des eaux de Volvic, propriété de Danone, est suspectée de menacer la ressource en eau et d’avoir dissimulé une décharge sauvage. ©AFP - Thierry ZOCCOLAN
La société des eaux de Volvic, propriété de Danone, est suspectée de menacer la ressource en eau et d’avoir dissimulé une décharge sauvage. ©AFP - Thierry ZOCCOLAN
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Les riverains de Volvic accusent la société des eaux du même nom de participer au tarissement des sources. De plus, une décharge de plastique, de bois possiblement traités et de verre a été découverte sur des terres protégées à proximité d’une ancienne usine appartenant à la société.

Des habitants et des associations s’inquiètent du tarissement des sources qui s’écoulent dans le département du Puy-de-Dôme. Ils pointent la responsabilité de la société des eaux de Volvic, qui appartient à Danone, et qui produit 1,75 milliard de bouteilles par an grâce à cinq forages. Entre les années 80 et aujourd’hui, le débit d’eau en aval des captages a été divisé par six (420 à 70 litres par seconde). Un sixième forage de substitution a été réalisé en 2020. Il est “expérimental”, selon le préfet qui n’a pas demandé d’étude d’impact.

En plus d’être suspecté de tarir les sources, Volvic et sa société mère Danone ont récemment annoncé l’existence d’une décharge de plastique sur des terres leur appartenant. La présence de blocs de PVC compacts, du bois potentiellement traité et du verre a été découverte par la ligue de protection des oiseaux qui gère depuis 2014 la réserve naturelle régionale de Volvic. Ces matériaux ont été ensevelis à proximité de l’ancienne usine d’embouteillage. Danone, qui affirme n’avoir eu connaissance de l’existence de cette décharge qu’en mars 2022, soutient que ces composants ne représentent aucun danger pour la ressource en eau. De nouvelles analyses par l’Agence régionale de santé doivent avoir lieu. De ces résultats dépend le sort de l’appellation “eau minérale naturelle” de Volvic.

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Lire l’article intégral :

La société des eaux de Volvic accusée de menacer la ressource en eau, par Philippe Reltien, cellule investigation de Radio France.

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Jacques Monin
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Cellule investigation de Radio France
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Réalisation
Jean-Baptiste Audibert
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