Climat : pour ces scientifiques publier ne suffit plus, il est temps de désobéir

"Scientist Rebellion" à Berlin le 6 avril 2022
"Scientist Rebellion" à Berlin le 6 avril 2022 ©Maxppp - Annette Riedl
"Scientist Rebellion" à Berlin le 6 avril 2022 ©Maxppp - Annette Riedl
"Scientist Rebellion" à Berlin le 6 avril 2022 ©Maxppp - Annette Riedl
Publicité

Ils ont rejoint un mouvement international né à Glasgow lors de la COP 26 : « Scientist Rebellion ». Ce mouvement s’est récemment installé en France avec des groupes locaux dans plusieurs régions.

On peut lire sur le site du collectif qu’en tant que scientifiques ils ont déjà essayé d’écrire des rapports et de faire des présentations sur l’urgence écologique et climatique, mais qu’il faut reconnaître que cela ne suffit pas et qu’il est temps pour eux de passer à l’action…

La désobéissance civile n’est pas vraiment dans la culture scientifique…

Ce n’est pas neutre en effet, c’est même un choix radical. Bien sûr on parle de désobéissance civile non violente avec des actions symboliques mais parfois tout à fait hors la loi.

Publicité

Une récente dont on a entendu parler : le 9 avril dernier une vingtaine de scientifiques ont bloqué la fermeture du Muséum d’histoire naturelle de Paris avec ce message : « la vérité n’est pas un crime ».

De toute façon, pour ces scientifiques, ce risque de la désobéissance est bien plus faible comparé au risque climatique…J’ai pu échanger avec deux membres du mouvement à Nice.

Eve Saint-Germes qui est maîtresse de conférence en Science de gestion à l’Université Cote d’Azur, et Aurélien Crida qui est chercheur en astrophysique à l’Observatoire de la côte d’Azur sciences de l’Univers. Pour ces deux scientifiques…il faut plus de radicalité car il y a urgence… Eve Saint-Germes

Un mouvement qui se veut fédérateur

Oui l’approche se veut très large qu’il s’agisse des domaines scientifiques mais aussi des profils : ce n’est pas une équipe de militants déjà très engagés au départ. Pour Eve Saint-Germès ou Aurélien Crida par exemple, s’ils ont bien déjà marché pour le climat, l’écologie n’est pas au cœur de leur action à la base.

Les travaux du GIEC en toile de fond

Bien sûr, ils y reviennent souvent en citant les centaines de scientifiques qui font ce travail colossal en se basant sur des dizaines de milliers d’études…Mais puisque cela ne semble pas suffire, ils veulent aller plus loin.

Un mouvement politisé ?

Je ne crois pas du moins pas totalement, il est par contre éminemment politique même si on peut lire entre les lignes quelques messages qui sont des marqueurs dans certains propos…Par exemple, un peu avant de conclure mon échange avec nos deux chercheurs niçois, Aurélien Cradi a tenu à me faire une petite démonstration sur notre modèle économique basé sur la croissance « infinie »…

► Retrouvez l'interview complète de Eve Saint-Germes, maîtresse de conférence en Science de gestion à l’Université Cote d’Azur, et Aurélien Crida qui est chercheur en astrophysique à l’Observatoire de la côte d’Azur.

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.

L'équipe