Surpopulation : ne pas faire d’enfant pour la planète

Les "child free" décident de ne pas avoir d'enfants pour ne pas accroitre la pression sur la planète
Les "child free" décident de ne pas avoir d'enfants pour ne pas accroitre la pression sur la planète ©Getty - Catherine Delahaye
Les "child free" décident de ne pas avoir d'enfants pour ne pas accroitre la pression sur la planète ©Getty - Catherine Delahaye
Les "child free" décident de ne pas avoir d'enfants pour ne pas accroitre la pression sur la planète ©Getty - Catherine Delahaye
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Alors que l'INSEE vient de publier les chiffres de la natalité en France en annonçant un léger rebond, des femmes et des hommes font le choix de ne pas faire d'enfants par conviction écologique.

Mardi dernier l’INSEE a publié les chiffres de la démographie en France en 2021, on assiste à un léger rebond (1,83 enfant par femme) après une chute continue depuis 2010.

Ça c’est à l’échelle nationale, sur le plan international par contre la courbe monte : nous étions 5,3 milliards en 1990, nous sommes aujourd’hui à 7,8 milliards d’humains sur Terre.

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Dans ce contexte des femmes et des hommes font de la non parentalité un choix de vie, pour certains il ne faut pas rajouter de pression démographique, pour d’autres impossible de mettre au monde un enfant sur une planète dans cet état. On les appelle les "child free" ou encore les "ginks" ("green inclinations, no kids").

Une association s’engage sur ce sujet

Démographie responsable, "une association écologiste et décroissante qui milite pour la stabilisation puis la lente diminution de la population humaine". Vous trouvez sur leur site un compteur de la population mondiale… qui monte seconde par seconde… l’objectif : nous interpeller sur la croissance et donc la pression démographique.

C’est d’ailleurs un sujet à évoquer pour Hélène, 33 ans, journaliste :elle ne fera pas d’enfant par choix, et pour elle il faut oser parler démographie pour sauver la planète des humains.

Faire des enfants c’est mauvais pour la planète ?

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Je ne sais pas si vous vous souvenez d’une infographie de l’AFP en 2017 qui avait été largement commentée : "Réduire son empreinte carbone"… avec des gestes. Changer ses ampoules, le plus petit, et le plus important : "avoir un enfant en moins"… Forcément ça fait réagir et l’agence avait précisé avoir relayé une étude parue dans la revue Environmental Research Letters dont un des auteurs avait d’ailleurs justifié ce choix : il s’agit surtout de ne pas faire un enfant dans cette société de surconsommation…

Pour certains c’est ça le sujet, pour d’autres c’est surtout de ne pas faire un enfant dans ce monde là… C’est le cas de Fanny, 34 ans.

Je précise au passage pourquoi Fanny et Hélène dans cette chronique et pas Victor et Mathieu, les suites d’un appel à témoignages sur les réseaux sociaux et des réponses presque exclusivement féminines… Pour autant il ne faut pas caricaturer c’est aussi le choix de certains hommes.

A contrepied de ce choix, dans certains cas, faire un bébé est aussi mobilisateur

Clairement, et si la décision de ne pas en faire relève de l’intime et peut se comprendre, le fait de faire un enfant peut aussi être un énorme levier de mobilisation et de prise de conscience : une transition à la parentalité qui va soutenir une transition écologique : que va manger, respirer, toucher ce bébé et quel va-t-être son avenir ? On se met en mouvement.

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► Retrouvez l'interview complète de Fanny et Hélène sur ID, l'Info Durable.

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.

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