Panneaux solaires, ici en Chine
Panneaux solaires, ici en Chine ©Getty - aaaaimages
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Au-delà des enjeux du prix de l’électricité, il y a aussi son origine…De plus en plus de consommateurs ont bien compris qu’il y a une différence entre opter pour une électricité produite par des moyens renouvelables ou nucléaire notamment. L'arrivée d'un label sur ce marché est une bonne nouvelle.

Quand on regarde les études d’opinion, on voit d’ailleurs que les Français portent un réel intérêt à l’origine de l’électricité qu’ils consomment.

Si on se réfère au dernier baromètre « Energie-info » du Médiateur national de l’énergie, 73% des consommateurs portent un intérêt à une offre d’électricité quand elle est verte. Et un sondage Opinion Way pour Enercoop indique que pour 48% d’entre nous, le changement de fournisseur serait motivé par l’envie de verdir l’électricité qu’on consomme.

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Les fournisseurs l’ont bien compris, ils ont tous une offre verte et certains sont 100% sur ce créneau …

C’est là que la création d’un label par un acteur comme l’Ademe fait sens. Aujourd’hui, quand on souscrit à une offre d’électricité renouvelable, il y a plusieurs cas de figure, et c’est bien souvent celui-ci : le fournisseur achète des certificats verts qui ont été produit dans les mois qui précèdent quelque part en Europe, et les affecte à votre consommation. On appelle ça les "garanties d’origine". En clair, vous achetez des pommes conventionnelles sur lesquelles on colle une étiquette bio d’une autre pomme (bio elle mais qui n’a pas été vendue comme telle). C’est légal mais autant dire qu’en terme d’impact et de soutien au développement des renouvelables,  on est au niveau zéro.

Et puis, vous avez des fournisseurs qui achètent directement à des producteurs de renouvelables ou qui produisent déjà beaucoup de renouvelables (hydraulique), enfin ceux qui participent activement au développement de nouveaux moyens de production. Seulement quand on souscrit, pas facile de s’y retrouver…

En tant que consommateur, quelle que soit l’hypothèse, c’est toujours une offre dite "verte"

Exactement, et le label VertVolt va permettre d’y voir un peu plus clair, avec deux niveaux de certification.

"Engagé" et "très engagé" : dans les deux cas le fournisseur s’engage à acheter 100% d’électricité renouvelable et les garanties d’origine correspondantes à des producteurs français. Et pour les "très engagés", au moins 25% de l’électricité provient d’installations récentes et sans soutien public ou seulement partiel. Et en bonus, les fournisseurs pourront ajouter la mention "sans nucléaire" quand c’est le cas.

Brice Arnaud, économiste à l’ADEME l’explique, ce label VertVolt est aussi un outil contre le greenwashing.

Les premiers labélisés

Ils se comptent sur les doigts d’une main : Enercoop, EDF, ENGIE, Plüm Energie et Oui Energy.

Mais dans tous les cas, ce label devrait garantir au consommateur qu’il paie bien pour ce qu’on lui promet, mais même qu’il participe vraiment à la transition énergétique de la France. Un choix de consommation qui peut vraiment faire la différence pour Brice Arnaud.

► Retrouvez l'interview complète de Brice Arnaud, économiste à l'ADEME à propos de ce nouveau label VertVolt sur ID, l'Info Durable.

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.