Une femme et son enfant sur une décharge de Freetown, la capitale du Sierra Leone
Une femme et son enfant sur une décharge de Freetown, la capitale du Sierra Leone
Une femme et son enfant sur une décharge de Freetown, la capitale du Sierra Leone ©AFP - ISSOUF SANOGO
Une femme et son enfant sur une décharge de Freetown, la capitale du Sierra Leone ©AFP - ISSOUF SANOGO
Une femme et son enfant sur une décharge de Freetown, la capitale du Sierra Leone ©AFP - ISSOUF SANOGO
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Résumé

Citant des allégations de violence et de viol par la police, des avocats et des militants lancent une contestation judiciaire des lois introduites sous la domination britannique.

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Des avocats ont décidé de s'attaquer aux vestiges juridiques de l'Empire Britannique au Sierra Leone. Un collectif de juristes militants vient de déposer plainte contre le gouvernement pour mettre fin à une survivance juridique qui date du siècle dernier. La loi sur le vagabondage. Mise en place en 1906 par les Britanniques. Un texte jamais démantelé, et toujours appliqué 116 ans plus tard.

"Personne oisive et désordonnée"

Voilà ce que dit ce texte : "toute personne flânant en plein air et n'ayant aucun moyen de subsistance visible doit être considérée comme une personne oisive et désordonnée et est passible d'une peine d'un mois d'emprisonnement".  Concrètement, les sans abri, les vendeurs ambulants, les enfants des rues, les prostituées sont régulièrement arrêtés sur la base de cette loi. Obligés de donner des pots de vins ou d'accorder des services sexuels s'ils ne veulent pas se retrouver derrière les barreaux.

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Contraire à la Charte africaine des droits de l'homme

Un collectif d'avocats a donc déposé un recours le mois dernier devant la Cour de Justice de la CEDEAO, la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest, estimant que ce texte était discriminatoire et contraire à la charte africaine des droits de l'homme. Une démarche que regardent de très près beaucoup d'autres pays africains.

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On voit là une campagne de sensibilisation lancée par une ONG américaine dans toute l'Afrique, l'Open Society Foundations. Pour en finir avec ces textes archaïques. Le délit de vagabondage a été instauré par tous les empires au temps des colonies, empire Britannique, mais aussi Français ou Portugais. Et il s'applique encore à Maurice, au Nigeria, en Gambie, Zambie, Ouganda, Botswana, aux Seychelles, au Ghana, en Tanzanie et donc au Sierre Leone. La décolonisation juridique de l'Afrique est loin d'être terminée.

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Références