Musique vaudoue ©Getty - Lucas Ninno
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Résumé

Quand les esprits s'en mêlent et qu'ils nous font danser, gare à la transe qui nous guette au moindre roulement de conga.

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Les esprits ont un avantage sur les hommes, c'est qu'ils ne connaissent pas la barrière de la langue.

Lorsque les esclaves africains découvrent que les saints catholiques sont porteurs des mêmes énergies que leurs divinités africaines, ils vont transposer sur ces figures romaines, leurs dieux du Dahomey. Cette pratique, qui pourrait ressembler à une tentative de camouflage des anciens cultes sous un vernis chrétien, est, au contraire, encouragée par l'Église.

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Une pratique musicale encouragée par l'Eglise

Le 16 septembre 1987, un synode papal ordonne aux prêtres d'ajuster les croyances religieuses africaines aux pratiques catholiques. Ce sont les Espagnols eux-mêmes qui, à Cuba, ont donc nommé cette pratique "santeria", : "religion des saints". Au Brésil, un décret datant de 1792 oblige les Africains qui se vouent au culte de leur divinité à adorer désormais un saint catholique équivalent. Les religions polythéistes sont bien plus tolérantes que les religions monothéistes. Dans l'Antiquité, les Romains intégraient les divinités nouvelles des peuples qu'ils massacraient. Ils s'appropriaient ainsi la sagesse et les représentations divines des autres croyances en les maintenant pour s'enrichir et se développer.

4 min

Orishas au Brésil, vaudou à Haïti... Tous ces termes désignent les esprits et les cultes qu'ils engendrent. Mais l'avantage pour les esclaves converti au catholicisme, c'est qu'ils gardent le culte de leurs origines, leur langue et leurs coutumes. Et dans les coutumes, il y a la musique et la danse.

La suite est à écouter...

Références

L'équipe

André Manoukian
André Manoukian
André Manoukian
Production
Anne Weinfeld
Réalisation