French writer Karine Tuil poses during a photo session in Paris, on September 20, 2019.
French writer Karine Tuil poses during a photo session in Paris, on September 20, 2019. ©AFP - Joël Saget
French writer Karine Tuil poses during a photo session in Paris, on September 20, 2019. ©AFP - Joël Saget
French writer Karine Tuil poses during a photo session in Paris, on September 20, 2019. ©AFP - Joël Saget
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A l'occasion de la sortie prochaine de son recueil de poèmes "Kaddish pour un amour", Karine Tuil est ce matin dans le studio de Totémic, pour parler de passion, de mort, de larmes, d’érotisme et de foi.

Avec

Nous sommes le jeudi 22 décembre 2022 et je suis avec l’écrivain Karine Tuil pour parler du livre qu’elle fera paraître dans deux semaines aux éditions Gallimard, et qui rompt avec tous ses ouvrages précédents puisqu’il s’agit de son premier recueil de poésie. En raison de la date précoce, je l’ai reçu sous format électronique sans communiqué de presse dans un mystère absolu. L’enquête a débutée au titre : Kaddish pour un amour. Le Kaddish, dans le judaïsme, est la prière qu’on récite pour les morts et qui, joyeux paradoxe, n’évoque la mort à aucun moment. Un kaddish pour un amour, c’est donc le deuil d’un amour mais incluant la possibilité de lueurs à venir.

Comme je suis un détective sérieux, j’ai tout de même consulté tous les caractères figurant après le Titre, les latins et les hébraïques. Le recueil est dédié à « l’éternel » et c’est là, comme dans tout texte sacré, que les soucis d’interprétation commencent. Soit l’éternel est dieu et les poèmes de ce recueil, des oraisons. Soit, L’éternel est un sentiment ou un être humain aimé… Soit - la licence poétique me permet d’utiliser trois « soit » d’affilée et de couper ma propre parole-, soit le divin se trouve dans les choses transcendantales ET dans les choses humaines (pour reprendre le titre d’un roman de notre invitée). Et il n’est pas important de le définir, il suffit juste de se laisser envoûter.

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Les choix de l'invité

  • La voix : Albert Cohen interviewé par Bernard Pivot dans "Apostrophes", en 1977
  • La carte blanche : un extrait de la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès entre 1944 et 1959
  • Le tube : David Bowie - « Wild is the wind »

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